vendredi 31 août 2012

Final ; plus de 15 patrimoines mondiaux, 14 avions, 13 moyens de transport, 12 fuseaux horaires, 11 monnaies, 10 pays, 9 langues, 8 capitales, 7 péchés capitaux, 6 climats, 5 saisons, 4 points cardinaux, 3 continents, 2 voyageurs, 1 monde et beaucoup de rencontres : 133 jours en terre inconnue

Sic transit...

"Avion à Tour de contrôle : vérification des vis-à-vis...
- Roger, j'ai un visuel de Mig et Tatal, ils arrivent.
- Ici Avion : bien reçu. On débouche le champagne !
- Roger, c'est la fête dans la Tour. Youpi.
- Ici Avion : ok. Est-ce que c'est des soutifs qu'on voit voler par vos fenêtres ? Confirmez.
- Roger, affirmatif. Sont-ce des strip-teaseuses qui montent dans votre appareil ? Confirmez.
- Ici Avion : c'est une surprise pour eux. On fait sortir la plupart des passagers aussi.
- Roger. Bienvenue au pays les boys..."


Nous sommes partout.
J'entends par là ce que l'on nomme la civilisation occidentale, quoique cela représente. Nulle part nous n'avons fait autre chose que suivre les marchandises dispersées ici et là par les routes commerciales. Tout simplement. Ces routes qui ont toujours tracées et liées les cultures et les peuples, qui ont toujours été les veines des mélanges et des influences entre pays. La respiration même du monde.
Ainsi, même tout au bout du chemin, les éclaboussures de cette irrigation de masse se retrouvent dans les détails du quotidien, les habits, le téléphone, internet... alors qu'il peut manquer tant de choses nécessaires à côté de cela. Si auparavant les flux s'équilibraient naturellement, aujourd'hui celui d'un seul modèle surcharge les autres. Et chaque pays en croissance est porté par ces flots, sous peine d'échapper à l'ouverture au progrès, tel qu'on le connait. Il n'y a plus qu'une seule direction, avec des courants à plusieurs vitesses.
Et en même temps, c'est ce qui nous rapproche de ceux que l'on rencontre. C'est ce qui nous permet de voyager facilement et pour eux de sortir d'un certain isolement. Mais avec quels compromis entre les cultures locales et l'exploitation de leurs richesses ? Quelle part appartient au tourisme et laquelle est celle du voyage ? Et cela fait-il de nous des marchandises par extension ? Tant de questions qui confirment un point : un système n'est qu'un outil, c'est son utilisation qui est bonne ou mauvaise. D'où la morale et la philosophie, je suppute...
Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. 

Aéroport :

"C'est trop lourd, impossible de prendre cet avion !"

"Attends 2 secondes... je te parle pas.
- D'accord. Envoie-moi un mail pour me le dire."

10 magnets et 1 pipe


A ceux qui se demandent, à juste titre, pourquoi tant de régions du monde en si peu de temps, pourquoi cette folie assoiffée ? D'un, parce que la question est justifiée il fallait la tester. De deux, la Terre reste le meilleur endroit du monde.
Et à ceux qui se demandent si on a changé, si de n'importe quelle manière on relativise l'existence entière ou si l'illumination orientale nous a touché, si de plus nobles intentions nous habitent désormais ou si le monde a changé d'axe pour nous ? Eh bien, non. Enfin si. De manière subtile les choses que l'on voient restent avec nous. Mais c'est toujours le cas, que ce soit ici ou ailleurs.
Et puis de toute façon, pour répondre à tout cela, il reste ce blog comme journal de bord et mémoire de secours. Quoiqu'on en dise, partir c'est avoir les pieds sur terre, ne serait-ce que par l'étrange mélange de pragmatisme et de découverte que représente chaque coin du monde, avec sa version de l'humanité.
 
Océan Indien :


  
Afrique :






Le vol du retour, lui, se fit dans des conditions exceptionnelles, finalement comme le voyage. 11 heures d'avion jusqu'à Paris, avec une centaine de places prises pour plus de 500 au total. Tout cet espace quasiment pour nous tout seul, avec le bar à volonté et de la place partout pour dormir ; on aura eu de la chance jusqu'au bout, ou alors c'est la chance qui nous aura eu sur le dos pendant un moment !
On a tué le temps à rattraper le blog, regarder des films, observer le vide... ou encore à pérorer, une fois de plus, sur un fameux débat qui a alimenté le périple depuis le début : la crème de main, est-ce que ça fait gay ? Je laisse deviner lequel de nous deux en utilise... (C'est assez évident je dirais.)

Avion :

Mig vole dans le bar, de manière très grossière, 
alors qu'il s'était bien tenu pendant tout le voyage,
mais ce n'est pas à un vieux singe qu'on
apprend à tomber de la dernière pluie...

Mig tente de reprendre ses 10 kilos perdus,
c'est un peu l’histoire de l’œuf qui se mord la queue

Et voilà ! Mig picole pour oublier, il m'aura tout fait ce jeune !
De plus, l'alcool lui fait dire ce que je pense...

C'est presque flippant un avion vide...


Ces dernières heures de survol de globe laissent une étrange impression de déjà-vu, c'est le résumé aérien du voyage, même si en-dessous c'est l'Afrique. Les mers chaudes, les forêts tropicales, les désert bruns et les montagnes de neige, les volcans fumants et les prairies herbeuses, tout ce qu'on a vu et arpenté en Asie et Océanie ! En différent... Et pour une prochaine fois, bien sûr. Finalement, on est vraiment pas parti longtemps.
  
Désert, mer et montagne :





Mais Cher lecteur/trice, toi qui a été fidèle et qui nous a soutenu jusqu'au bout, tout bien réfléchi il serait bien égoïste de notre part de ne pas te laisser le dernier mot. Alors si de la joie, de la colère, des réclamations ou des interrogations doivent s'exprimer, il est temps. Si tu as quelque chose de crucial ou de trivial à dire, on t'écoute. Si tu veux écrire des poèmes lyriques à notre gloire ou une chanson ironique. Ou si l'indifférence ou la différence te poussent à prendre la plume sur ton clavier... ou pas.
Voilà, pas de conclusion pour conclure, si ce n'est que c'est à chacun de choisir pourquoi et comment il voyage. Après, c'est le voyage qui fait et défait tout.

Paris et amis (et pizzas !)

Exeunt Omnes*
*Au théâtre : "Ils sortent tous."


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Produit par
Mig

Réalisé par
Tatal

Producteurs exécutifs
Les amis, les familles, les amitiés et les autres

Acteurs (dans l'ordre d'apparition)
Maxime Gravouil & Nathalie Thay
Adrien "Chewy" Jarniou
Miki & Jimbei et leurs amis
Charles Arnal "Carlito"
Leslie Feron & Yoan Houzé (nos grands voyageurs)
Charlène "Chacha"
Ting-Wei, Stephanie, Nicola (les marcheurs)
Marie, Marion (nos petites)
Camille, Jeanne (nos autres petites)
Coral'île
Patrice, Alain (les plongeurs)
Fred & Céline avec Yquem et Éva

Et aussi
La geisha
Les archis de Pékin
Chen l'étudiant
La Scandinave du dortoir
Marlon & Sky
l'Irlandais et sa copine
Geraldine Non
Ceux de la plage
Les campeurs Aussies
L'Anglaise de NZ
Les Suisses de la prison
La Famille française
Le professeur
Myo le doc
Charone la Suisse
Yon Yon de Bagan
Alain le papa
Thomas & Marion
Momo le guide
Nicolas Hulot
Tanguy et ses deux copines
Irène & Yannick
Les deux du Mékong
Alex, Halanka
Claire, Thomas
Nadège, Marjorie, Émilie et les autres
Colette & Max
Maman baleine et son baleineau

et tout ceux que l'on oublie (ou pas)

Et
tous les habitants, les hôtes, les guides et les chauffeurs,
les nombreuses rencontres plus ou moins anglophones
et les voyageurs anonymes, seuls ou non

Avec
Miguel Diaz et Pierre Atal

Effets spéciaux
Les Japonais

Figuration
Les Chinois

Transport maritime
Les Philippins

Cascadeurs
Les Australiens et les Néo-Zélandais

Cuisiniers
Les Thaïlandais, les Birmans, les Laotiens et les Cambodgiens

Plongeurs
Les Réunionnais

Musique
iPod et the Cube

Merci à toutes et tous, et au surclassement en business

Tourné en Extrême-Orient : Japon et Chine ; 
en Asie du sud-est : Philippines, Thaïlande, Birmanie, Laos et Cambodge ; 
en Océanie : Australie et Nouvelle-Zélande ; 
en Afrique : île de La Réunion

copyleft - anterrainconnue production 2012


dimanche 26 août 2012

Jour 131 & 132 : Tout a commencé sur une île, tout finit sur une île

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Jour 131 : Jour de repos II

Les dernières journées sur l'île volcanique allaient étrangement se passer, comme si la fin s'imposait à nos journées.
Tout d'abord, il était prévu que nous irions visiter le dernier des trois cirques, celui de Cilaos, mais voilà que Migounet développa une tendinite qui fit renoncer Coco et lui à venir. Pour ma part, je voulais encore aller marcher, mais voilà que la voiture retomba en panne ! Céline et moi, nous acharnèrent sur le moteur et nous pestions flegmatiquement contre ce sort technologique. Céline et les voitures, ça fait deux. Après négociations, j'ai quand même pu me rendre au lieu où la collègue de marche m'attendait afin de prendre le bus pour Cilaos, même s'il était déjà tard dans la matinée. La route fut belle et on a pu visiter la ville et la forêt alentour avant le soir. En bas, Coco promena Mig, qui voulait se faire chouchouter évidemment, de la côte à un cap, la journée s'écoulant au rythme des cocktails et des vagues. Il est intéressant de noter, que ce jour-là on ne s'est pas vu du tout !
Le soir venu chacun vaqua à ses occupations légitimes ou non. En bas, les heures passaient agréables et insouciantes, entrecoupées de grandes discussions sur la vie, le destin, les chats et le reste. En haut, c'était restau et télé ("l'amour est dans le prés"), sauf qu'à l'apéro on avait mangé des gâteaux confectionnés par la marcheuse avec... de drôles de produits, dira-t-on. La soirée fut donc, du point de vue de la logique pure, tout à fait illogique. Mais en tout bien, tout honneur (au grand dam des gens d'en bas).

En bas

 En haut

En bas

Michel Jourze à la plage

En bas, toujours, mais en regardant vers le haut

En haut, en noir et blanc

En bas

En haut

En bas, un homme seul face
à son destin de beau gosse

En haut, ombre et lumière

En bas

Partout, la bière dodo

En bas et en haut

Bidouchat !


Coralie :
Charmante et agréable demoiselle de son état, cette grande épicurienne a déjà vécut plusieurs vie en une seule ! Aujourd'hui, c'est sur l'île qu'elle a fini par poser ses valises pour se lancer dans l'honorable, mais dure, vocation d'éleveuse d'enfants. (Pas les siens, je vous rassure.) Curieuse et critique, "Coco", comme l'appellent ses proches, ne vise pas l'idéal héroïque mais a pour but d'améliorer l'ici-bas. Tout cela ne l'empêche pas, bien au contraire, de visiter le monde de temps à autre et même d'y rencontrer d'autres Français, mais la suite est connue de tous... Certains la dise bohémienne féministe, d'autres aventurière révoltée, en tout cas ce personnage haut en couleurs est toujours prêt à rendre service ou à râler si nécessaire. Après tout, on a qu'une vie, et même si on ne peut tout avoir, autant profiter de son propre coin de paradis !


**
Jour 132 : Jour sans fin

"C'est le dernier jour avant l'avion ! Aaaaaaaaaaaaaah !"
Ce cri résonna simultanément à deux endroits de l'île, près de la mer et près des pitons. En haut, il fallut se mettre en route pour redescendre vers la côte. On marcha donc de plateau en canyon, on grimpa et on se baigna dans l'eau fraîche. Dernières bouffées d'air frais avant de rejoindre un village, à partir duquel on attrapa une voiture en stop qui nous reconduisit à Saint-Pierre.
En ville, ou plutôt sur la plage venteuse, Coco et Mig attendaient le retour des marcheurs, et après une brève visite de Saint-Pierre, de son marché et ses gousses de vanille, il fallait que nos deux aventuriers quittent la ville pour Saint-Gilles où ils étaient attendus. Coco reconfia Miguel à Tatal (qui le lui avait gentiment prêté), celui-ci étant légèrement blessé, faisant sauter la caution, tandis que la dernière rentrait gentiment chez elle afin de préparer son grand voyage à New-York. Finalement, ces derniers jours sont vites passés, comme souvent les derniers jours... Direction le nord !

Monts et canyons

Grosse chute d'eau et pont en ruine

La baigneuse en rivière

Grosse plante et petite marcheuse

Jour de vent et de vagues

Le temple tamoul...

... et ses détails toujours colorés

La mosquée

Photo paparazzi du couple en vogue : 
"Et là, je lui ai mis le nez dans mes poils au requin, tu vois.
- Tu es si fort avec tes poils..."

La vraie gousse de vanille réunionnaise, à 2 € l'unité !

"Je suis venu te dire, que je m'en vais..."

Et pour dire adieu à cette belle île, dite intense - Mig ne me contredira pas - nos chers hôtes, avec qui on a cohabité dans les grandes joies et les petits malheurs du quotidien, nous emmenèrent dans un solide restau créole, où on a pu abusé de la riche et pas très équilibrée nourriture locale. Un pléiade de plats en sauces aux variations des plus rustiques, mais efficaces. Ainsi, vivions nous les dernières heures nocturnes du voyage sur cet enclos de terre française, presque à la limite du tropique du Capricorne - que nous connaissons bien -, et depuis deux semaines le rythme de notre culture s'imprégnait de nouveau en nous. Et maintenant il fallait partir, encore, mais pour rentrer.
Et mieux repartir.


Fred :
Ce solide gaillard n'a peur de rien dans la vie et a tout essayé. D'abord rugbyman, puis champion de cyclisme dans sa jeunesse, il fera un passage remarqué dans l'armée avant de trouver sa voie dans l'architecture. Il a aussi vécu dans plusieurs pays comme le Vietnam et le Maroc, pour finir par tomber sous le charme de La Réunion, où il est désormais installé avec sa petite famille. Toujours enjoué, parfois sévère, il revient aujourd'hui à une de ses premières passions : la plongée. Cet homme sait ce qu'il veut, mais cela ne l'empêche pas d'être un sentimental, surtout depuis que sa vie s'est construite avec...

Céline :
Femme d'action autant que de réflexion, ses journées sont bien remplies entre son boulot d'architecte et ses trois enfants : Yquem, Éva et Fred. Pourtant, elle affiche un éternel sourire rieur, sauf quand sa voiture lui rappelle qu'il lui faut aussi un peu d'attention. En tout cas, c'est une hôtesse attentive et maternelle, qui a aussi besoin de s'amuser et de s'occuper d'elle-même. Grande adepte de la plongée, elle voudrait trouver le temps d'explorer plus son île ou tout simplement de flâner un cocktail à la main, mais la vie est faite de combat qui ne finisse jamais.

La dernière soirée :

La dodo : un monument de l'île

Fred fait le lapin... ou le dodo

Tatal hésite entre rires et larmes

Mig en sirote de joie

Céline est écroulée de rire

Tête de mec pas lavé depuis trop
longtemps après mer et montagne

Caris de toutes sortes

Faut avoir faim...

La peur dans les yeux, Céline doit finir son plat


Alors que Fred gave Miguel...

... puis saoule Miguel

Céline, à bout de force, est arrivée à bout du plat

Même Fred est repu

Il faut ensuite abréger le dessert...

... prendre le rhum arrangé...

... puis Céline achève les choses !


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Et le dernier gagnant du blog est...
Ou plutôt n'est pas :
 notre cher Rominet, qui a tant participé et déjà gagné deux fois,
ni Sab, sa petite femme toujours enjouée, l’œil pétillant de malice et qui a aussi gagné ;
ni les Tatal's Sisters, au nombre de trois et qui ont l'habitude d'accumuler les cadeaux ;
désolé pour Nico B., Nicolas G. et N., qui représentent l'armée des Nicolas ; 
bien tenté de la part d'Elo&Max, toujours présents même quand on ne les voit pas ;
ce n'est pas non plus notre blonde Amicie qui s'est acharnée, mais qui a mérité un petit lot ; 
 c'était le dernier essai pour les Auvergnats, dommage mais bien vu ;
 bredouille pour Marie H. ou Elsa G., qui ont tenté leur chance maintes fois ;
la triche n'est pas récompensé pour Céline M., toujours à tenter le coup ;
 même résultat pour Soph et Sophie, laquelle est laquelle ?! ; 
hélas Coco n'a pas eu la chance de la débutante ;
Chewy, Max & Nath ont été absent de ce jeu un peu aléatoire, mais nous les saluons ;
pas de troisième fois pour notre blonde écrivaine Aurélie, qui s'en sort haut la main.
Alors bravo ! à ce cher Jey, qui fut le premier à répondre, et qui est tombé très très proche !
La réponse était donc : 27 cachets (15+12, pour être précis) !
Dur à évaluer, mais on n'emporte pas non plus des dizaines de tablettes 
de ce puissant sauveur des situations extrêmes, qui finit toujours par servir...
(Que soit remerciée ici Marie de Birmanie, qui eut l'idée judicieuse de ce jeu.)

Ton présent, Jey, est une écharpe/foulard gris anthracite tissée dans la plus belle 
étoffe de laine du pays birman et fabriquée à la main par une ancestrale grand-mère 
ou une petite jeune fille débrouillarde, au choix. Un cadeau unique et élégant.
Bon, vous vous attendiez à quoi... c'est cher, en plus.

Merci à tous, d'être si joueur, même si c'est un peu intéressé !
(Clin d’œil.)
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Sic vita est*
*Épitaphe : "C'est la vie !"