Sic transit...
"Avion à Tour de contrôle : vérification des vis-à-vis...
- Roger, j'ai un visuel de Mig et Tatal, ils arrivent.
- Ici Avion : bien reçu. On débouche le champagne !
- Roger, c'est la fête dans la Tour. Youpi.
- Ici Avion : ok. Est-ce que c'est des soutifs qu'on voit voler par vos fenêtres ? Confirmez.
- Roger, affirmatif. Sont-ce des strip-teaseuses qui montent dans votre appareil ? Confirmez.
- Ici Avion : c'est une surprise pour eux. On fait sortir la plupart des passagers aussi.
- Roger. Bienvenue au pays les boys..."
Nous sommes partout.
J'entends par là ce que l'on nomme la
civilisation occidentale, quoique cela représente. Nulle part nous
n'avons fait autre chose que suivre les marchandises dispersées ici et
là par les routes commerciales. Tout simplement. Ces routes qui ont
toujours tracées et liées les cultures et les peuples, qui ont toujours
été les veines des mélanges et des influences entre pays. La respiration même
du monde.
Ainsi, même tout au bout du chemin, les éclaboussures de cette irrigation de masse se retrouvent dans les détails du quotidien, les habits, le téléphone, internet... alors qu'il peut manquer tant de choses nécessaires à côté de cela. Si auparavant les flux s'équilibraient naturellement, aujourd'hui celui d'un seul modèle surcharge les autres. Et chaque pays en croissance est porté par ces flots, sous peine d'échapper à l'ouverture au progrès, tel qu'on le connait. Il n'y a plus qu'une seule direction, avec des courants à plusieurs vitesses.
Et en même temps, c'est ce qui nous rapproche de ceux que l'on rencontre. C'est ce qui nous permet de voyager facilement et pour eux de sortir d'un certain isolement. Mais avec quels compromis entre les cultures locales et l'exploitation de leurs richesses ? Quelle part appartient au tourisme et laquelle est celle du voyage ? Et cela fait-il de nous des marchandises par extension ? Tant de questions qui confirment un point : un système n'est qu'un outil, c'est son utilisation qui est bonne ou mauvaise. D'où la morale et la philosophie, je suppute...
Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Ainsi, même tout au bout du chemin, les éclaboussures de cette irrigation de masse se retrouvent dans les détails du quotidien, les habits, le téléphone, internet... alors qu'il peut manquer tant de choses nécessaires à côté de cela. Si auparavant les flux s'équilibraient naturellement, aujourd'hui celui d'un seul modèle surcharge les autres. Et chaque pays en croissance est porté par ces flots, sous peine d'échapper à l'ouverture au progrès, tel qu'on le connait. Il n'y a plus qu'une seule direction, avec des courants à plusieurs vitesses.
Et en même temps, c'est ce qui nous rapproche de ceux que l'on rencontre. C'est ce qui nous permet de voyager facilement et pour eux de sortir d'un certain isolement. Mais avec quels compromis entre les cultures locales et l'exploitation de leurs richesses ? Quelle part appartient au tourisme et laquelle est celle du voyage ? Et cela fait-il de nous des marchandises par extension ? Tant de questions qui confirment un point : un système n'est qu'un outil, c'est son utilisation qui est bonne ou mauvaise. D'où la morale et la philosophie, je suppute...
Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Aéroport :
"C'est trop lourd, impossible de prendre cet avion !"
"Attends 2 secondes... je te parle pas.
- D'accord. Envoie-moi un mail pour me le dire."
10 magnets et 1 pipe
A ceux qui se demandent, à juste titre, pourquoi tant de régions du
monde en si peu de temps, pourquoi cette folie assoiffée ? D'un,
parce que la question est justifiée il fallait la tester. De deux, la
Terre reste le meilleur endroit du monde.
Et à ceux qui se demandent si on a changé, si de n'importe quelle manière on relativise l'existence entière ou si l'illumination orientale nous a touché, si de plus nobles intentions nous habitent désormais ou si le monde a changé d'axe pour nous ? Eh bien, non. Enfin si. De manière subtile les choses que l'on voient restent avec nous. Mais c'est toujours le cas, que ce soit ici ou ailleurs.
Et à ceux qui se demandent si on a changé, si de n'importe quelle manière on relativise l'existence entière ou si l'illumination orientale nous a touché, si de plus nobles intentions nous habitent désormais ou si le monde a changé d'axe pour nous ? Eh bien, non. Enfin si. De manière subtile les choses que l'on voient restent avec nous. Mais c'est toujours le cas, que ce soit ici ou ailleurs.
Et puis de toute façon, pour répondre à tout cela, il reste ce blog comme journal de bord et mémoire de secours. Quoiqu'on en dise, partir c'est avoir les pieds sur terre, ne serait-ce que par l'étrange mélange de pragmatisme et de découverte que représente chaque coin du monde, avec sa version de l'humanité.
Le vol du retour, lui, se fit dans des conditions exceptionnelles, finalement comme le voyage. 11 heures d'avion jusqu'à Paris, avec une centaine de places prises pour plus de 500 au total. Tout cet espace quasiment pour nous tout seul, avec le bar à volonté et de la place partout pour dormir ; on aura eu de la chance jusqu'au bout, ou alors c'est la chance qui nous aura eu sur le dos pendant un moment !
On a tué le temps à rattraper le blog, regarder des films, observer le vide... ou encore à pérorer, une fois de plus, sur un fameux débat qui a alimenté le périple depuis le début : la crème de main, est-ce que ça fait gay ? Je laisse deviner lequel de nous deux en utilise... (C'est assez évident je dirais.)
Avion :
Mig vole dans le bar, de manière très grossière,
alors qu'il s'était bien tenu pendant tout le voyage,
mais ce n'est pas à un vieux singe qu'on
apprend à tomber de la dernière pluie...
mais ce n'est pas à un vieux singe qu'on
apprend à tomber de la dernière pluie...
Mig tente de reprendre ses 10 kilos perdus,
c'est un peu l’histoire de l’œuf qui se mord la queue
c'est un peu l’histoire de l’œuf qui se mord la queue
Et voilà ! Mig picole pour oublier, il m'aura tout fait ce jeune !
De plus, l'alcool lui fait dire ce que je pense...
De plus, l'alcool lui fait dire ce que je pense...
C'est presque flippant un avion vide...
Désert, mer et montagne :
Mais Cher lecteur/trice, toi qui a été fidèle et qui nous a soutenu jusqu'au bout, tout bien réfléchi il serait bien égoïste de notre part de ne pas te laisser le dernier mot. Alors si de la joie, de la colère, des réclamations ou des interrogations doivent s'exprimer, il est temps. Si tu as quelque chose de crucial ou de trivial à dire, on t'écoute. Si tu veux écrire des poèmes lyriques à notre gloire ou une chanson ironique. Ou si l'indifférence ou la différence te poussent à prendre la plume sur ton clavier... ou pas.
Voilà, pas de conclusion pour conclure, si ce n'est que c'est à chacun de choisir pourquoi et comment il voyage. Après, c'est le voyage qui fait et défait tout.
Paris et amis (et pizzas !)
Exeunt Omnes*
*Au théâtre : "Ils sortent tous."
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Produit par
Mig
Réalisé par
Tatal
Producteurs exécutifs
Les amis, les familles, les amitiés et les autres
Acteurs (dans l'ordre d'apparition)
Maxime Gravouil & Nathalie Thay
Adrien "Chewy" Jarniou
Miki & Jimbei et leurs amis
Charles Arnal "Carlito"
Leslie Feron & Yoan Houzé (nos grands voyageurs)
Charlène "Chacha"
Ting-Wei, Stephanie, Nicola (les marcheurs)
Marie, Marion (nos petites)
Camille, Jeanne (nos autres petites)
Coral'île
Patrice, Alain (les plongeurs)
Fred & Céline avec Yquem et Éva
Et aussi
La geisha
La geisha
Les archis de Pékin
Chen l'étudiant
La Scandinave du dortoir
Marlon & Sky
l'Irlandais et sa copine
Geraldine Non
Ceux de la plage
Les campeurs Aussies
L'Anglaise de NZ
Les Suisses de la prison
La Famille française
Le professeur
Myo le doc
Charone la Suisse
Yon Yon de Bagan
Yon Yon de Bagan
Alain le papa
Thomas & Marion
Momo le guide
Nicolas Hulot
Momo le guide
Nicolas Hulot
Tanguy et ses deux copines
Irène & Yannick
Les deux du Mékong
Alex, Halanka
Claire, Thomas
Nadège, Marjorie, Émilie et les autres
Colette & Max
Maman baleine et son baleineau
et tout ceux que l'on oublie (ou pas)
Et
tous les habitants, les hôtes, les guides et les chauffeurs,
les nombreuses rencontres plus ou moins anglophones
et les voyageurs anonymes, seuls ou non
Avec
Miguel Diaz et Pierre Atal
Effets spéciaux
Les Japonais
Figuration
Les Chinois
Transport maritime
Les Philippins
Cascadeurs
Les Australiens et les Néo-Zélandais
Cuisiniers
Les Thaïlandais, les Birmans, les Laotiens et les Cambodgiens
Plongeurs
Les Réunionnais
Musique
iPod et the Cube
Merci à toutes et tous, et au surclassement en business
Tourné en Extrême-Orient : Japon et Chine ;
en Asie du sud-est :
Philippines, Thaïlande, Birmanie, Laos et Cambodge ;
en Océanie :
Australie et Nouvelle-Zélande ;
en Afrique : île de La Réunion
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