samedi 23 juin 2012

Jour 82 à 85 : Rendez-vous avec Râma

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J82 : Affaires éclaires


On y est !
C'est la nuit, il fait chaud et moite, les taxis ne coutent rien, les chambres d'hôtels à peine plus, et les odeurs dans l'air vicié ne laissent aucun doute ; nous sommes de retour en Asie.

Nuit d'Asie


Et dans une grosse ville : Bangkok, dix millions d'habitants et des brouettes. Beaucoup de brouettes à mon avis. On s'est couchés à 3 heures du mat', mais on se lève tôt car une grosse journée nous attend. Mais pas de visites !
Déjà je dois réaliser l'exploit de me raser selon ta volonté, chère lectrice et cher lecteur. Voilà qui est fait, l'heure est grave. Mais plus grave encore, on doit renvoyer tout le surplus hivernal des sacs. Notre première visite en Thaïlande est donc la poste générale. Quatre kg pour moi et huit pour Mig.

En motard


A la poste


Vous êtes fiers de vous ?

On poursuit notre parcours des institutions officielles en passant ensuite à l'ambassade du Myanmar (la Birmanie, bien sûr) pour y déposer toute la paperasse nécessaire à la demande d'un visa. Croisons les doigts, on aura la réponse dans deux jours...
Pour ne pas en prendre plein la vue, Mig se lance à l'assaut d'un centre commercial géant, afin de trouver le moyen de réparer son tèl. Ça pullule de tout ce que vous voulez là-dedans et surtout de ce vous n'avez pas besoin. Enfin, la mission est accomplie et il ne lui reste plus qu'à trouver un dernier service (voir jeu plus bas), ce qui sera fait avec succès !









Temples, Bouddhas, marchés... les rues de Bangkok...





Avec tout ça, on a bien mérité un petit massage, n'est-ce pas. Miguel, grand épicurien de cette activité de contact, nous jette dans le premier salon venu - c'est-à-dire au coin de la soi (ruelle) de notre hôtel - et pour 200 bahts (5 euros !) il choisit une heure du fameux massage thaï. Depuis le temps qu'il voulait l'essayer.
Vous vous souvenez peut-être de notre expérience de torture à Pékin. Eh bien, apparemment ce n'était qu'une préparation pour ce massage : les muscles sont roulés comme des vagues et les os craqués comme des branches ; c'est tout le corps qui est passé au crible et surtout les endroits sensibles. Bon, je vais pas vous faire un dessin, on a survécu et normalement on est comme neuf.
Les jambes lourdes des journées de marche à travers les rues, le thermomètre qui a bondit de plus de trente degrés, le dîner qu'on prend au Seven/11 et le bruit permanent... C'est sûr, on est de retour en Asie.


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J83 : Le kitch c'est riche


C'est la mousson !
Donc il fait gris assez souvent. Mais on en est pas encore au grosses pluies. L'avantage c'est qu'il fait moins chaud en journée. L'inconvénient c'est que la nuit reste chaude. L'autre avantage c'est qu'il y a moins de touristes...
Bon, pour se rattraper d'hier, on va visiter des wat ! Des monastères et des temples si vous préférez. À commencer par le Wat Pho, puis le Wat Phra Kaeo et d'autres encore... What Wat ?!
Un très grand Bouddha allongé

Qui a les pieds plats

"Ah, tou voua voi les guandes pics !"






























  
C'est comment dire... assez kitch par moment. Version asiatique du rococo, plein de bouts de miroirs, de morceaux de faïences et de dorures colorées... Mais les formes sont impressionnantes et les structures très hautes. Et il y a une somme incommensurable de Bouddhas. Cet homme doit être le plus statufié du monde, surtout que l'on est dans un pays de bouddhisme orthodoxe. Ce qui ne les empêche pas d'être aussi très superstitieux au quotidien, en croyant aux esprits par exemples. Voilà, pour l'analyse culturelle.
D'ailleurs, cher lecteur, tu peux t'amuser avec nous en élisant la photo la plus kitch du jour !


"Oui, c'est le portail bleu, tu peux pas le louper."


"A droite, mon barbecue..."


"Devant la cuisine..."


"Et voilà le salon !"


"Le nain de jardin, devant l'entrée..."


"J'ai choisi plutôt sobre pour les chambres, non..."


Et voilà la cheminée !

Miguel, architecte.










Style gréco-thaï et petits carreaux dorés sur la stupa
  
On en a aussi profité pour essayer le tuk-tuk, parce qu'il faut bien essayer un truc à touristes. Alors évidemment le chauffeur veut nous faire visiter des boutiques de luxe et on joue le jeu ! Mig est le gentil acheteur, moi le méchant et il a bien failli finir rhabiller. Heureusement, j'interviens au bout de dix minutes, parce que bon, on a des Bouddhas à voir quand même.
Après tout ça on visitera bien vite Khao San, un quartier (d'arnaque) touristique comme on en trouve toujours dans les grands villes d'Asie, avec ses étales à bibelots et autres choses ridicules. On voit de tout et surtout le retour de la prostitution nord/sud. Ça faisait longtemps, tiens...
Il est temps de rentrer dans notre quartier pour deux euros de taxi, c'est bien pratique malgré les embouteillages. C'était Bangkok, je rends l'antenne.


Pour pas cher, faux papiers...


Huuuum...

Tuk-tuk

Visite à la bijouterie

Couleur locale

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J84 : L'improvisation en option

Pour se remettre en jambe, cher lecteur, on t'emmène dans la maison de Jim Thompson. Enfin, on peut pas prendre de photos dedans... Mais le jardin est superbe.
Pour faire court, Jim était un architecte-espion américain qui a relancé le marche de la soie dans le pays après la WWII. Plutôt riche il a fait amener et réassembler à son goût plusieurs maisons en teck sur pilotis du centre du pays dans son grand jardin tropical. Pour finir, il serait mort un dimanche après-midi de 1967, lorsqu'il n'est pas revenu d'une balade solitaire dans la jungle. Rien que ça.


Le jardin de Jim :








Après cet interlude art & déco à ne pas louper, on se demande où aller, et comme on est sur les bords d'un khlong (un des nombreux canaux de la ville aux eaux noires et polluées comme c'est pas permis), on emprunte au hasard le premier bateau-bus qui passe.
Pour 10 bahts seulement (un quart d'euro) on traverse les quartiers super rapidement et on se retrouve dans la vieille ville. De là on se rend à un quai et on traverse le fleuve pour voir ce qu'il y a du côté du Wat Arun... Ah bah tiens ! Un temple ! Et celui-ci change de style, les escaliers du prang principal sont raides comme... un truc très très raide. Ce qui permet, d'en haut, d'admirer les touristes en difficultés comme la vue.

Khlong !







Pente à 95° je dirais


C'est fourni encore...

C'est pas une noix de coco, c'est pas un éléphant...


C'est mon Tobby !



On marche un peu dans les petites rues du coin ensuite, là où les touristes ne sont plus, et on s'attable dans une gargote locale pas piquée des baguettes où nos soupes et la bière auront coûté au total la somme incroyable de 140 bahts (3,50 €) !! Et en plus, il n'y a pas eu d'effets secondaires...

1 €

Euh... Où j'en était, moi... Ah, oui !
On a descendu le fleuve jusqu'au niveau de l'ambassade du Myanmar et... on a récupéré nos visas. Youpi ! On pourra partir samedi. On est aussi allé chercher des milliers de dollars neufs parce qu'en Birmanie il n'y a que ça pour avoir de l'argent. Les cartes de crédit ne servent à rien ! Faut pas se louper...
L'après-midi lourde et aérée nous entraina vers l'est de la "cité des anges" - c'est son petit nom ici (en fait le nom complet est le plus long du monde pour une ville) - dans les quartiers modernes, où vos aventuriers-que-rien-n'effraient montèrent en haut de la plus haute tour du pays (un peu moins d'une tour Eiffel, bouh, c'est la référence en général). Le sky deck (le pont de ciel, pour les non-bilingues) donne une vue... très très haute, et en plus il tourne.


Sur le fleuve :


Immeuble au style improbable / Eglise catholique







Euh... viens là femme !

La patience du photographe





Attention aux yeux ! (et à votre estomac!)


Après des heures d'étude de la structure des autoroutes de la ville, les auspices nous dirigèrent plus au sud, vers les rues Patpong I et II qui offrirent l'occasion de manger un bon jap' (la nourriture, pas un individu du pays) puis de célébrer la fête de la musique dans un bar électrisé par un groupe très en forme, qui reprenait toutes les chansons rock et autres de ces trois dernières décennies.
Dans la rue et son marché d'arnaques touristiques presque chaque pas fut accompagné d'une proposition étrange : "ping-pong show !" Mais, on avait pas amené nos raquettes. On entendit souvent "pussy show !" aussi, en passant devant des bars aux portes ouvertes pour que l'on pût juger de l'ambiance. Il semblerait qu'il y avait de nombreuses soirées bikinis organisées et de nombreuses demoiselles étaient au courant. Sauf que nous, on avait pas nos maillots de bain. On est rentré à la maison.






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J85 : Ayutthaya quel exploit

On a un train à prendre ! Parce qu'on veut aller voir la cité d'Ayutthaya. Ancienne capitale du Siam (oui, le fameux) à partir de 1350, pillée par les Birmans il y a 250 ans, mais libérée de la végétation il y a quelques dizaines d'années, l'endroit comptes un nombre impressionnant de temples plus ou moins en ruine du coup. Voilà pour le topo.
C'est donc en Indiana Jones à scooter que l'on est passé derrière les autres touristes pour explorer chedî et stupa en briques (c'est la même chose). Le style était sensiblement khmer et penché, et je vous épargnerais les noms de tous les Wat visités.
Cependant, ça vaut le coup de comparer tous les genres et d'imaginer l'ampleur que devait avoir l'ensemble à son âge d'or... Quoique, c'est encore l'âge d'or ici, littéralement. Partout des petites feuilles jaunes dorées voletaient au vent, détachées des statues sur lesquelles les fidèles les posaient en offrande. Il n'y avait qu'à les ramasser pour être (presque) riche.
Après les belles visites de cette ville-patrimoine, il ne nous restait plus qu'à rentrer à la capitale d'aujourd'hui, par le long train à 15 bahts (je ne convertis plus maintenant). A vous les studios.



Plein de Wat :


Le monastère du coin



Les appareils photos prennent soudainement de la valeur



















On tombe en pleine cérémonie...




De belles ruines...


Succès garanti en soirée, votre tête de Bouddha
dans les racines de son pipal


"Je crois qu'on nous a piqué des briques..."




"Je sors promener l'éléphant, chéri !"

Une façon très fashion de se déplacer en Thaïlande

Style Ayutthaya




Style khmer


Tête de mort, SébastoMob


18 h sonnante et trébuchante : la musique se met en route
dans les haut-parleurs, les gens se lèvent,
c'est la minute solennelle. Bon, là ils sont assis.


L'école est finie


Ce monsieur dort sur les rails, je crois


Ambiance ferroviaire

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Jeu-concours !
Déjà ?! me direz-vous... Eh oui, le temps passe.
Question : quelle était la dernière mission de Miguel Diaz à Bangkok le premier jour de notre arrivée, autrement dit où s'est-il rendu ? Pas facile tout ça...
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