jeudi 7 juin 2012

Jour 67, 68 & 69 : The far side of the World

 *
J67 : Tongariro - Volcans !

C'est la moitié (officielle) du voyage, cher blog !
Pour fêter ça... Allons voir là-haut si on y est. On a décidé qu'aux portes de l'hiver il était temps d'aller randonner un peu dans le Tongariro National Park et ses volcans si connus. Dont le Ngauruhoe et ses alentours qui ont incarnés le Mordor et la montagne du Destin (cf. vous savez quoi) !
La météo disait que c'était potable aujourd'hui, contrairement aux jours suivants, donc c'est maintenant où jamais... On s'est levé à 6h40, on a vérifié les sacs, préparé les vivres, les plans d'urgence ; ils rigolent pas ici avec les treks, on est alertés que l'on peut mourir, voire pire, à tout moment à cause d'une mauvaise préparation ou d'une météo capricieuse, ou d'un volcan qui fait des siennes, ou des trois d'un coup... Ça promet, hier encore ils sont partis à onze de notre backpacker, mais ils ont dû faire demi-tour au premier tier et seulement dix sont revenus. Le dernier a appeler les secours après plusieurs heures dans le brouillard. 

Sunrise on the road

Allez ! Trêve de rêverie, c'est parti pour la traversée du fameux Tongariro Alpine Crossing. Le bus nous a déposé à un bout et notre voiture attend à l'arrivée de toute façon.
Avec nos nouveaux amis, on commence de manière prudente, mais volontaire, la première partie du chemin qui est quasiment à plat à travers la vallée. Les nuages d'altitude recouvrent les sommets et au fond on aperçoit la barrière formée par le col du South Crater, prochaine étape de la marche. Légère montée puissamment négociée, tout juste de quoi s'échauffer, on arrive dans les nuages et, tout d'un coup (comme souvent sur les cols, en fait), le vent froid se met à souffler par la transversale à une vitesse non négligeable. Heureusement, nos achats polaires nous servent enfin. Mais ce n'est pas fini, il faut grimper jusqu'au bord du Red Crater (1 886 m) ce qui permet de se faire un peu les cuisseaux, mais on est de plus en plus dans le brouillard. Et, c'est alors que le miracle du jour arrive, pour fêter notre moitié de voyage, le vent balance les nuages par dessus les monts et nous voilà au beau milieu d'un paysage simplement magnifique. Cernés par le mont Tongariro (1 967 m), le Ngauro... le Ngroho... le Ngarho... bref, la montagne du Destin (qui fait 2 287 m, sachez-le) quoi et par un cratère effectivement rouge...

Concentration avant le départ...

... et c'est parti, Amy prend la tête d'entrée de jeu...

... se perd dans le brouilard...

... suivie de Ting-Wei en casaque rouge...

... mais Nic est sur ses traces, alors qu'Amy est à contre-sens...

Et les voilà tous perdus dans la brume !


Heureusement, le chemin est balisé.

Je les aperçois au fond, tout au fond...
  
Et les revoilà en sortie de virage, Chan s'est faufilée dans le peloton !

Ils vont à toute allure !

Alors qu'au fond apparaît la montagne du Destin !

Et qu'ils abordent les bords du Red Crater...


... dans une ambiance d'apocalypse.

Oh, un concurrent Français dérape !

Et Roger est toujours perdu ! Le pauvre !

Que font ces deux-là ??!!

Tout le monde est sur la crête, maintenant...

... ça fume sous les crampons !

Quelle vue extraordinaire, à l'intérieur de la course !

Roger est loin derrière, j'en ai peur.

Attention, attaque latérale !

Et c'est la photo finish !
Deux Chinoise, deux Allemands (ils arrivent d'où eux ?), un Italien
et deux (dont un qui prend la photo) Français !

S'ensuivent en redescendant un peu les Emerald Lakes, d'un bleu glacé, entourés de fumerolles chaudes qui nous enveloppent, puis le Central Crater qui est une large plaine volcanique à souhait. À partir du Blue Lake, commence la longue descente dans la brume qui finira quelques heures plus tard dans la forêt semi-tropicale...


Les Emerald Lakes !


Gelés en surface.


Le Mordor à nos pieds.


Un ramasseur de souffre.

Roger arrive enfin.


Le cratère rouge vu de loin.

La plaine centrale, vide et aride : volcanique, en somme.




Toutes les couleurs du monde étaient là...

Migounet a dérapé dans la neige !





 La fraternité du Crossing.








Et l'arrivée après la forêt !

Pour une fois le guide avait raison quand il disait, je cite : "la plus belle rando d'une journée en NZ". Et sûrement une des plus belles qu'on ait jamais effectuée aussi. Finalement, SI le temps est clément comme aujourd'hui par exemple (ni trop chaud, ni trop froid), ce trek n'est pas vraiment difficile. Mais ça, ça dépend aussi de l'Esprit de la Montagne.

Débriefing intense de la course.

Il est temps d'étudier la carte...

**
J68 : Au milieu de North Island - Moutons !

Aujourd'hui, il fait moche. C'est le nerf de la guerre en Nouvelle-Zélande. On voulait retourner marcher dans le parc Tongariro, mais on y voit rien, alors on part pour rouler jusqu'à Wellington par les petites routes du centre. Mine de rien ça occupe la journée, la route louvoies entre les collines à moutons et les creux des vallées venteuses, c'est beau mais ça tourne beaucoup.

Un nouveau !



Campagne néo-zélandaise

  




Je m'envole !

Et les embouteillages citadins...

En attendant, et à la demande générale de la stupéfaction commune, le blog vous réserve un moment fort en émotions.

*

Afin de faire taire les incroyables rumeurs qui circulent à son sujet, Miguel Diaz a choisi notre blog pour enfin répondre à ceux qui voient en son silence prolongé soit du mépris honteux, soit du génie avant-gardiste. C'est donc une interview-fleuve sans concession et sous aucun prétexte que nous offre l'icône des années 2000, en abordant les sujets du moment les plus brûlants.

Le Blog - Mr Diaz, d'aucuns prétendent que vous étes parti en pèlerinage spirituel et d'autres que vous voyagez à l'autre bout du monde... Qu'en est-il dans les faits ?

Miguel Diaz - Mademoiselle, Mettons les choses au clair tout de suite, JE ne suis pas à l'autre bout du monde, ce sont EUX qui le sont ! À 19 000 kilomètres même.

LB - Il y a des photos sur l'Internet qui vous montrent en diverses situations : en samouraï, en plongeur, ou en aventurier sexy. Aurions-nous encore affaire à de fausses rumeurs ?

MD - Comme tout explorateur de renom, je dois m'imprégner des us et coutumes locales, me fondre dans la masse. Pourtant, je tiens à rassurer mes admirateurs que la photo me représentant en sous-vêtements dans le désert, avec un accessoire ridicule à la main, n'est qu'un grossier montage informatique ! [NDLR : Mr Diaz a porté plainte pour abus moral par la suite.]


LB - On vous prête aussi plusieurs aventures coquines dans différentes parties du monde. Avez-vous quelque chose à dire là-dessus ?

MD - Responsable mais pas coupable. [NDLR : cette réponse restera dans les annales.]

LB - Vous avez certainement vécu d'intenses moments d'émotions fortes, parlez-nous en, nos lecteurs brûlent d'impatience de savoir...

MD - À plusieurs reprises, ce voyage de l'extrême m'a ouvert les yeux et chaque pays a été une source de réflexion sur moi-même. Par exemple, cette sagesse m'a été apportée au Japon par le saké sous les cerisiers en fleurs ; ou alors, en Chine avec le baïju dans les fumeries d'opium ; sans oublier el diablo Philippino ; ou encore le cabernet-sauvignon dans le désert d'Australie. Aujourd'hui en Nouvelle-Zélande, je me sens prêt pour un nouveau départ ! [NDLR : Mr Diaz appelle le serveur pour ajouter du whisky dans son café.]

LB - Mais, finalement, avez-vous rencontré l'âme-sœur ?

MD - Huuuuuuummmm........ [NDLR : Mr Diaz se perd dans un long silence méditatif, suivi de ronflements intenses. Nous le réveillons au bout de quatre heures.]


LB - Dites-nous : votre vision de la Vie et de ses peccadilles a-t-elle changé ?

MD - Oui, tout à fait ! J'ai le sentiment d'être devenu plus sage, plus humble et surtout plus respectueux des autres êtres humains. En somme, je suis meilleur. [NDLR : Mr Diaz ne nomme jamais les personnes à qui il s'adresse par leurs noms, ni ne les regarde, "question d'hygiène".]

LB - Une rumeur insistante prétend que vous n'êtes pas seul dans votre voyage. On parle même d'un nain, qu'en est-il réellement ?

MD - Maintenant que vous m'en parlez, cette personne de petite taille n'était ni plus, ni moins, que le Jean Passepartout du Phileas Fogg que je suis. Malheureusement, je crois l'avoir perdu dans les montagnes du Mordor lorsqu'il s'est enfui avec un objet brillant... Un vrai sauvage !
D'ailleurs, Mademoiselle, j'aurai désormais besoin d'un Milou pour le Tintin qui sommeille en moi. Ça vous dirait ?

LB - Ouaf ! [NDLR : Je l'ai mordu jusqu'au sang ce gros pervers !]


***
J69 : Wellington - Capitale !

Diantre ! Il pleut encore dans ce pays.
Comme prévu cependant. C'est pourquoi, levés de bonne heure, nous en profitons pour visiter le mont Victoria en voiture. C'est gris. Observons la baie depuis son point de vue. C'est gris. Et finissons notre promenade dans la ville. C'est gris et mouillé à la capitale.
Bon gré mal gré, l'heure est aux visites d'intérieurs, et c'est ainsi que l'on se retrouve au fameux (si, si) Te Papa. C'est le musée de la ville, gratuit en plus, où l'on découvre plein de choses allant des volcans, aux animaux, à l'histoire du pays et à l'art occidental et maori des îles. Vous n'en verrez que peu, hélas les photos sont interdites dans les plus belles parties... enfin, Miguel a volé quelques vues malgré tout.
De toute façon on enchainera après sur la City Gallery, lieu complètement déjanté d'art moderne, et donc abstrait. Là encore, pas de photos. Ceci dit, il vaut mieux pour votre santé mentale.
Bref, tout ça finira au pub au coin du feu, et le soir ce sera séance ciné au très chic Embassy Theatre pour voir l'ultra-controversé film politico-mythologique Prometheus. En 3D et avant-première. Après tout le monde.

Vous saurez tout...

sur les Maoris...

les dinosaures...

les kiwis (l'animal, pas le fruit)...

Il n'y va pas avec le dodo de la cuiller (blague de Mig)...


 Un truc géant des mers...


Des citations...



Des Beatles...

Une maison commune Maorie...



De l'art...


C'était, le Te Papa !



Et allez hop ! Un bon petit jap' !

Mes shushis bûlent !

Mig gagnera une soupe udon grâce à son accent français tout pourri... bien joué !
("Noudeule", "Oudone"... tout ça c'est pareil.)

"Ahhh ! vite, quelqu'un se noit !"

"Posons l'ancre ici, je me les caille !"


Cappuccino Time !

Et l'Embassy Theatre

Voilà !

5 commentaires:

  1. Ce post frôle la perfection !
    Dommage qu'il n'y ait une faute de goût impardonnable qui rabaisse ce post au rang d'infâme crotte nauséabonde ... (ne cherche pas tatal cé pô vré :P)

    Bizarrement j'ai du mal à croire à l'interview de Miguel diaz, je reconnais là le ton désinvolte et déliresco-romanesque d'un certain nain des plaines ... Mais bon ça m'a bien fait rire ! :D

    Continuez comme ça les potes !

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  2. Merci !!!
    Enfin en peu de Mig dans ce blog de brute ! ^^
    Et en prime des photos sur lesquelles il a le sourire !!!
    Que demander de plus ?
    Bises

    PS : Vous allez voir à votre retour les choses (et les gens) ont changés ici !

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  3. Oui je suis un peu à la bourre, mais vraiment je me serai sentie déshonorée de ne pas laisser de commentaire sur ce magnifique post avec ce treck aux photos de volcans et de lac plus bleu que le ciel éblouissantes, merveilleuses, magiques, stupéfiantes (bref je trouve pas mes mots ce soir je vous laisse choisir).
    Et ce superbe interview de Mister Mig que nous attendions tous avec engouement.
    Joyeux bi-aventure ! :)

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  4. Il est vrai que Mig n'a pas été très sérieux à répondre mais c'est en substance ce qu'il a dit, je n'ai fit que retranscrire... C'est un grand timide vous savez, mais je l'encourage à mettre plus de photos de lui, sinon on ne le verrai jamais. Vous le connaissez...

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  5. J'adore la photo avec les boules suspendu....Je vais peut etre la prendre pour mon fond d'écran lol.

    J'aime beaucoup aussi celle avec Miguel qui est penché devant le fond d'eau.....heuu...verte héhé

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