*
J102 : Du riz au combat
Ce matin Miguel boudait.
Non, en fait il est allé à un cours de cuisine thaï alors je l'ai laissé aller draguer de la minette avec ses talents de chef, bien connus de la majorité d'entre vous. De mon côté j'explorais la vieille ville de Chiang Mai qui possède quelques temples et pagodes à voir assez vite, ainsi que pas mal de bouddhas en position "de la prise de la terre à témoin*". Décidément, c'est plutôt fait pour les touristes ici. Ce qui induit qu'il y a plein d'activités à faire, du trek au cours de cuisine, de l'escalade à la balades à dos d'éléphants et j'en passe. Cependant si vous cherchez plus authentique, il faut voir ailleurs. Et vous aurez raison.
Migounet est revenu étoilé de cuisine à base de riz et de piments. Ensuite, l'après-midi fut pluvieuse et morne. Comme quoi ça arrive.
"Alors là, c'est dur riz. Cela se cuit."
"Et là du piment. Caliente."
Pendant ce temps-là, à Chiang Mai
"Et ça c'est plein de trucs de couleurs bon à manger."
"Et ça le fruit du dragon."
Pendant ce temps-là...
... à Chiang Mai
"Regardez le beau tofu !"
"Et voici mon jardin et mon potager."
Pendant ce temps-là, à Chiang Mai
"Ça c'est des woks..."
"Et tu coupes, oui coupes !"
Pendant ce temps-là, à Chiang Mai...
... un autre type de lessons
"Je n'en fous pas une !"
"Mais je présente les plats !"
Pendant ce temps-là, à Chiang Mai,
ces moines sont super-flippants... Ce sont des statues !
"Bravo je suis fière de vous,
surtout de Michel Dièze !"
Pendant ce temps-là, à Chiang Mai,
le singe-terroriste prépare son forfait :
"Je vais faire péter la cuisine !"
Malgré tout, on en a profité en choisissant une activité qui est à la Thaïlande ce que le vin est à la France : le muay thai (la boxe thaï si vous voulez) ! On va pas en faire, rassurez-vous, ça c'est pour demain. On s'est donc rendu au stade à 9 heures, dans une ambiance de folie. Ils paraissent si sages ces Thaïlandais qu'il faut bien qu'ils se déchainent quelque part.
On a reçu une feuille de match, mais au lieu de parier on a remplacé les noms des boxeurs pas ceux de quelques amis. On ne dis pas qui a battu qui, mais c'était organisé par poids. (Il faudra payer !!)
Muay Thai party !
Le ring / Des spectateurs prêt à en découdre avec leurs bières
Match 1 :
Des gosses se battent ! Et c'est assez violent.
Match 2 :
Des ados se battent ! Et c'est plus violent.
Match 3 :
Des adultes vont se battre...
... et ça devient vraiment du sport...
"Allez, on est potes...
- Nan, je déconnais !"
... jusqu'au KO
Match 4 :
Idem avec d'autres
Faut pas les chercher, en fait
En cinquième match, on a le droit à quelque chose de très surprenant, le Special Fights. C'est-à-dire, deux équipes des trois boxeurs qui s'affrontent... les yeux bandés.
Match 6 :
"Short bleu accule l'adversaire !"
"Short rouge réplique d'un beau coup de jambe !"
"Et short rouge se retrouve KOOOOOOO !!"
"Ah non mais, quelle violence tout de même."
Match 7 : Scotland vs. Thaïlande
"Qu'est-ce que je fais là...?"
"Mais, mais... que lui arrive-t-il à ce
petit bonhomme qui me tape ?!"
"S'il vous plaît, ce mec en short bleu est devenu fou..."
"Bon, bah, je vais régler ça à la manière Highlander."
"C'était pas si compliqué, mais je vous laisse la tête
du petit bonhomme tout excité."
**
J103 : Du ring au bazaar
Bon, ce matin Mig m'a traîné... à l'entrainement. De muay thai... Arf ! Et en plus on a eu le prof pour nous seul. Il devait être très fort dans sa jeunesse, il a les oreilles complètement bouffées et a pris du bide. N'empêche on a transpiré dur et on a tapé des suées, ou l'inverse. On a eu le droit à la préparation à base d'huile chauffante et on est monté sur le ring.
Positions, coups, précision, nous connaissons la boxe thaï. Des gestes répétés des milliers de fois, des réflexes aiguisés, des années de concentration, nous sommes prêts à affronter le sac d'entrainement. Bref, c'était l'entrainement.
"Aaaaahhh !"
"Méchants coins !" / "Méchants bâtons !"
Mig vs. le Prof
"Aaaaaaaah, tiens, prend ça !"
"Je viens t'aider Mig !"
"Oreilles de lapin !
- Ah ! J'ai horreur qu'on fasse les oreilles de lapin devant moi !"
"Mince, le Prof... je rigolais, M'sieur... Où vous êtes ?!"
"On l'a eu ce méchant sac bleu..."
Pour changer, on s'est cassé en bus, cette fois-ci vers Chiang Rai, où l'on a trouvé un night bazaar, comme de par hasard. Allez, la nuit est pluvieuse, dépêchons-nous.
Notre dose de sucre quotidienne
Dodo !
***
J104 : Sur la frontière
Pour explorer les environs, on a pris un deux roues et on s'est rendu à 60 km à Mae Sai, sur la frontière avec la Birmanie. On a eu la mauvaise idée de passer de l'autre côté, alors qu'il n'y avait rien à y faire, et en plus c'était payant. On ne s'est pas attardé, c'était naze.
On est donc reparti vers les montagnes, fraiches et embrumées, ça change. On a passé quelques postes militaires et on s'est embarqués pour plusieurs kilomètres de lacets. On est montés encore et encore, puis arrivés sur la crête nous avions la Thaïlande sous nos roues et sur notre gauche, et la Birmanie sur notre droite. Sauf qu'on est en plein Triangle d'or, le côté Birman est fermé par une longue ligne de barbelés.
Une frontière de plus...
... bon, on dégage
Et on roule dans la jungle montagneuse !
Et un village perdu
Et un motard en recherche
Et une frontière, encore une !
"Que nenni", nous sommes-nous dit. Voilà que l'on a trouvé une ouverture dans le grillage acéré et qu'un chemin de terre rouge commence de l'autre côté. Birmanie, jamais deux sans trois, c'est le moment !
On saute du scoot et on pénètre (relativement illégalement) de nouveau en "Burma", comme ils disent. Vous savez bien que lorsqu'ils sont seuls, Tatal et Mig ont tendance à faire des conneries.
Enfin bref. On s'avance prudemment en terre inconnue, au détour d'un virage on aperçoit un joli et charmant villageounet en contre-bas, engoncé dans les collines du Triangle d'or, et on se dit que tant qu'on a pas de drogue sur nous on ne risque finalement pas grand-chose...
"Que nenni."
Charmant villageounet en contre-bas
Champ de... ?
On ne voit personne cependant, lorsque tout d'un coup un chapeau surgit du champ sur notre droite. On ne l'a pas vu venir, même si c'est nous qui avancions vers lui. Sous le sombrero de paille, il y a une paysanne. Elle nous fixe, se demande ce que c'est. Dieu merci (ou Bouddha merci, devrait-on dire), nous nous souvenons de notre Birman et lançons un joyeux "Mingala ba !" ("Ça roule ma poule !"). - Avec toutes les contrées que nous traversons nous sommes devenus experts en six langues officielles asiatiques, en vingt-huit langages ethniques, en anglais occidental et oriental, en un sous-groupe de langage mimé et en une langue inexistante. - Elle nous répond avec un grand sourire (oui, je suis revenu à l'histoire principale) et nous regarde passer tranquillement.
Toujours avec le souci de la discrétion, nous pénétrons enfin dans l'enceinte du village visé. Toujours personne. Lorsque tout d'un coup...
*Le geste de "la prise de la terre à témoin" :
Lorsque Siddhārtha Gautama s'est assis sous son banian (famille des figuiers, dit fichus en latin), pour finir son boulot de méditation après de longues année de pratique (rappelons que c'est un ancien prince qui a renoncé à une vie privilégiée le jour où il a découvert les souffrances de la vie normale des gens de son peuple, pour devenir ermite ascète, presqu'en mourir et réaliser que les extrêmes n'apportaient aucune réponse, et qu'il fallait trouver la voie juste par la méditation pour enfin comprendre le monde...), il fut harcelé par Māra, le dieu de la mort et des passions (qui sont liées, remarquez), qui lui envoya horde de démons et de séductrices afin d'empêcher cet humain d'atteindre un niveau de conscience qui le faisait complétement flipper. Et c'est à ce moment là que Siddhārtha, tranquille et serein, repousse la mort et compagnie en touchant le sol du bout de la main droite. Un peu facile me direz-vous, mais par ce geste il a simplement signifié que ses mérites personnels étaient réels, tandis que l'armée de ses ennemis n'était qu'illusion. Ainsi, notre cher Siddhārtha pût atteindre son éveil et devint le Bouddha Shākyamuni, le premier de l'humanité.
"Quelque chose à bouger !"
"Une autochtone !"
"Chuuuuut..."
... Lorsque tout d'un coup, un jeune type bien sapé, bien coiffé, écouteurs blancs dans les oreilles, arrive de nulle part et nous fait le geste de le suivre. Il a l'air sympathique, et comme on est pas chez nous, peut-être qu'il veut nous aider. Et peut-être aussi qu'il y a cent paires d'yeux qui nous ont repéré depuis le début. On commence à monter prudemment entre les maisons, quelques pas derrière lui, puis il se retourne vers nous en disant un truc qui ressemble à "héroïne". Dans sa main ouverte, une petite fiole contenant une matière farineuse blanche.
Oups. On est dans le Triangle d'or et il y a de la drogue.
Mig et moi, on se regarde de travers. Le mec, toujours sympathique au demeurant, s'assoit et commence à sortir briquet et ustensiles. On se dit que peut-être il est temps de se carapater d'ici. On lui dit donc poliment au revoir et il n'a pas l'air de le prendre mal. On va rentrer chez nous, hein.
(Absence cruelle de photos de notre fuite sous les balles de kalachnikov,
veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.)
Bref, on a continué notre parcours motorisé, on est tombé sur un drôle de camp militaire, des temples et des gens. Et pour tout te dire, Cher lecteur(trice), on est ensuite rentré en ville en milieu d'après-midi pour enfin manger, puis on a trainé (pour une fois !) : Miguel dans la piscine, Tatal sur le blog. Moi, je dis ça...
"Je surveille la frontière des éventuels héroïnomanes
qui voudraient passer ici, colonel !"
"Colonel, où êtes-vous ?"
"Co..."
"Je suis ici, troufion !"
"Ça va chier des chiens de ma chienne !"
"..."
Longs serpents
Dont on voit enfin la tête
Reconnaissez ce geste...
Des cloches...
... et encore des cloches
Bella vista
* Nouveau Jeu-concours *
Celui-ci est assez stupide il faut le dire :
trouvez le nombre de coches qui séparent le photographe A
du photographe B, avec pour seule aide ces deux clichés qui n'aident pas vraiment.
Bien sûr, il faut donner l’algorithme utilisé pour la démonstration.
(En gros, un conseil, donnez un chiffre au hasard...)
***
23 !!!
RépondreSupprimerAmicie
srand(time(NULL));
RépondreSupprimerint nb_cloches = rand();
printf("%i", nb_cloches);
=> 12 !
10
RépondreSupprimerOuaaaaa on est en train de les perdre !! Entre la boxe thaï, la drogue et les kalachnikov... sans compter les cours de cuisine (dont il faudra nous faire gouter le résultat!) et la légende du first boudha (ça a pas été joué par keanu reeves d'ailleurs?), z'êtes fous les gars !! lol
RépondreSupprimerBon suite à un algorithme gardé secret, je dirai 26 cloches !
Mmmmh!!! Ca à l'air bon tout ça!
RépondreSupprimerJe dirais 15 cloches!
9 cloches
RépondreSupprimerTrop bien en tout cas. J'adore...
26 cloches !
RépondreSupprimerJ'ai déjà pris 26 Nasrine, joue autre chose !! ;)
SupprimerJe fais rapide parce que je veux gagner un autre cadeau mais je reviendrai commenter : 13 !!! :)
RépondreSupprimerBon ben 14 alors :)
RépondreSupprimer17 !
RépondreSupprimerElo&Max