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J116 : Jour de repos
La Réunion, La France !
La France de Nicolas Sark... Comment ?! Ça a changé !! Il faut dire : "la France de François Hollande, Mesdames, Messieurs !"
On est donc arrivé de bon matin sur l'ancienne Île Bourbon. (Il s'est passé beaucoup de choses de bon matin durant ce voyage, on est très matinal. Et parfois très nuital.) On a la bonne surprise d'être attendus à l'aéroport, Fred est là. Ouf.
Fred et Céline (et Yquem et Éva) sont nos logeurs pour finir le voyage (si tout se passe bien). On a eu le droit à la visite des bureaux d'architecte de Fred (cf. Pékin) et, c'est notable, à un vrai café du matin. On a vraiment changé de continent. Et comme nos hôtes prennent grands soins de nous, ils nous laissent une voiture à disposition. Que demande le peuple ! (Du pain et du vin.)
On est donc partis de Saint-Denis (au nord) pour se rendre chez eux à Saint-Gilles (dans l'ouest) et être accueillis par Céline dans la joyeuse ambiance orchestrée du matin. Il est encore tôt, alors on a décidé d'aller finir notre nuit sur une des plages du Lagon, qui caractérise cette partie très balnéaire de l'île.
C'est l'occasion d'aller barboter avec les poissons pour Mig, qui s'en remettra en s'endormant (volontairement) au soleil. Ouch. Même si c'est l'hiver austral ici (la saison sèche), le soleil tape très dur bien sûr. Le grand changement que l'on note est la disparition de l'humidité tropicale permanente (et des moustiques !). C'est comme l'été chez nous, mais où il ferait vraiment beau et chaud.
Bref, ce fut une journée plutôt tranquille où on s'est un peu avancé à découvrir notre nouvel environnement. Un environnement où l'on ne peut plus parler entre nous sans que l'on nous comprenne, mais où pourtant on ne comprend pas toujours l'autochtone. Un environnement où les infrastructures de la ville sont comme en métropole, mais où les volcans trempent leurs pieds dans l'océan Indien.
C'est aussi un environnement propice au classique "Man vs. Wild" ("l'Homo Sapiens contre le reste de l'Univers" , pour les non-anglophones). La preuve, lorsque Miguel, féru de sports techniquement extrêmes et de cheveux salés aux vents, alla demander tout guilleret dans un magasin de location de surf où étaient les meilleurs "spots", on lui annonça qu'une demi-heure plus tôt un type s'était fait manger la jambe par un requin. De quoi refroidir un peu.
Tu en as sûrement entendu parler Cher lecteur de la métropole (ou d'ailleurs), en tout cas, cette nouvelle a relancée dans les heures suivantes un grand débat local dont tout le monde participe ici. Bref, c'est un peu les vacances, faut pas qu'on ramollisse.
Un vrai café pour commencer ! Wouhouuuuuuu !
Bon, il raconte quoi le routard, faut pas traîner...
Oups, Mig va brûler
Acceuil modeste de Fred
Tatal surpris pendant un kidnapping de bébé
Et la terreur Yquem
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J117 : Jour de lave
Ça va, ça va, dans notre automobile nous avons traverser l'île par la côte jusqu'à l'opposé géographique. C'est-à-dire une bonne heure et demi de route. Et l'île aux presque deux cents microclimats ne dément pas sa réputation.
À Saint-Pierre (quasiment toutes les villes se nomment Saint-quelque chose ici), il y eut un vent frais, dans la partie méridionale la nature devint plus sauvage et dénivelée, puis au sud-est, les coulées de lave du Piton de la Fournaise de ces deux derniers siècles changèrent radicalement l'ambiance générale.
Finalement, belles cascades de grand-galet, joli canyon, côte brûlée et coulée de lave de 2007 encore chaude furent au menu de cette journée découverte touristique. Tout ça, tout ça.
Cascade :
Côte de lave :
Côte noire !
La terre essaye de prendre le pas sur la mer
Ou l'inverse
C'est parfois plat...
... parfois non
Exemples de laves
Mouais...
Les arbres reviennent à l'assaut
On prend tous les risques pour le cliché parfait
La coulée chaude de 2007 :
"Miguel, où es-tu ?"
"Hmmmm..."
"Non ! Mais es-tu fou ?!"
"Attends, j'éteins l'incendie."
"Ah bravo !"
"Mon dieu, tu as disparu dans ce trou !"
"Que faire ? Je peux enfin me débarrasser de lui..."
"Mais j'ai des scrupules, il a les clefs de la voiture..."
"Bon, je viens te sauver !"
"Aïe ! Aïe ! Calliente !"
Vie quotidienne :
La France et ses produits laitiers :
illustration du problème du choix
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J118 : Jour de remparts
Le soleil pointait nouveau et doré juste au-dessus d'une lointaine mer de nuage, vers l'orient de l'île, et devant lui s'ouvrait un vide de plus de mille mètres encore plongé dans la pénombre.
Miguel, cheveux bouclés aux vents frais, immortalisait l'instant, naviguant dans la brume de ses pensées comme le fait l'Homo Sapiens depuis l'aube de son temps. Sa décision était prise : les snickers c'est meilleur que les grany aux céréales. La marche pouvait commencer.
C'est ainsi que nous sommes partis depuis le piton du Maïdo (2 203 m) jusqu'à celui du grand Bénare (2 896 m), longeant l'époustouflante crête des remparts du cirque de Mafate. Très vert, parcouru par des canyons entre lesquelles dominent des plateaux, c'est le seul cirque de l'île inaccessible en voiture. Au-delà, les nuages qui ont envahi le cirque de Salazie commencent à déborder de tous côtés, c'est de toute beautééé !
Chut...
Levé sur les rempart
Tranquille la vache
Une lumière digne d'une île volcanique
Mafate en bas...
Brume et lumière
Débordement de nuages d'un cirque à l'autre
C'est vallonné, en fait, un cirque
Fougère d'argent
Pieds dans le vide
Et vide de 1200 m
Savane brûlée
Ah ! Tiens donc...
Vertige
Le point de vue depuis le grand Bénare (troisième sommet de l'île) donne sur le cirque de Cilaos à droite qui, avec les deux autres cirques, est dominé par le piton des Neiges (3 070 m, mais il n'y a jamais de neige) au centre de tout. D'ici, on eut un bon exemple de la météorologie générale de La Réunion. C'est facile : la côte au vent (l'est) est très nuageuse et pluvieuse, tandis que la côte sous le vent (l'ouest) est ensoleillée, au milieu la montagne et les cirques qui mettent à l'épreuve la théorie du chaos sur les masses d'air, la mer et la terre. Voilà pourquoi on change de microclimats comme de bière ici.
Autre exemple, le retour par le même chemin si fit presque dans le brouillard grâce aux nuages arrivés vers midi. Puis la redescente en voiture nous ramena vers la chaleur de la côte de Saint-Gilles et son ciel découvert.
Le soir, retour à la mer :
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Mais êtes-vous tous devenus fous ?!
L'impulsion de la première réponse sûrement, en tout cas les heures de bus en cinq semaines d'Asie du sud-est on été relativement surévaluées. La vraie réponse était quand même 78 heures !
Ce qui correspond peu ou prou à presque 10% du temps passé là-bas.
C'est un Nicolas qui peut jubiler (mais lequel ??!!) et qui remporte un fond de tiroir du voyage : un beau panneau de route "Koalas next 10 km" !
(Et Amicie, nous avions déjà un petit truc pour toi...)
Voilà. Bientôt un dernier jeu pour la Réunion.
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A cælo usque ad centrum*
*Oui, c'est du latin : "Du ciel au centre de la Terre."

Ahhh !!
RépondreSupprimerIl s'est fait attendre celui là, mais il vaut le coup !
C'est gentil de ne nous avoir pas oublié, et de continuer à nous faire rêver !
Bon courage pour le retour à la vrai vie !
Bizzz
pouaaaaaaaa... c'est effectivement de toute beautéééééé !
RépondreSupprimerSi un de vous deux veut s'installer là bas, je suis preneuse... ;)
C'est fait ^^
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