samedi 18 août 2012

Jour 125, 126 & 127 : Entourés d'eau et de relief

*
Jour 125 : Jour de grand bleu

Ça, c'est fait.*


*Monologue en bulles :
"Tutudu, je fais des bulles... Tutudu...
Tiens... une ligne blanche dans le grand bleu... Et qui bouge ! Vite... Palme mon grand... Oh, c'est énorme... Mais... mais... il vient vers nous !!... C'est si gros que ça un baleineau...? Ou alors... Ah, mais il me regarde ! Bouge plus moi-même...
Et... et... et... OH MON DIEU !!! C'est quoi ce truc énorme en dessous ??!! C'est la mère de toutes les baleines à bosse !! Mais on est rien à côté de ça........."
(Évanouissement de l'observateur.)

Flash arrière et voix-off :
À la recherche des cétacés de l'océan Indien, Mig et Tatal - et leur équipe - se dirigent droit vers la pleine mer, équipés du dernier cri de la technologie d'observation : palmes, masques et tubas. Les rencontres avec les géants des mers sont rares et seuls quelques privilégiés arrivent chaque année à s'approcher de ces animaux, témoins vivants de la formidable évolution de la vie sur Terre. Pendant la saison de leur rassemblement près des îles, les règles d'approche de l'être humain sont limitées à quelques centaines de mètres par navire. Ce n'est seulement qu'en prenant des risques inconsidérés et à la force des cuisses qu'une rencontre peut devenir possible.
Lorsque l’œil expert du cameraman repère les dos brillants au loin, le pilote oriente l'embarcation selon une trajectoire étudiée afin de ne pas gêner les baleines dans leur progression. C'est à ce moment que Mig et Tatal - et leur cameraman - se glissent discrètement dans l'eau pour nager vers la dernière direction connue de leur objectif. Ils n'agitent que leurs jambes afin de ne pas effrayer la fragile faune et avancent perdus dans le bleu. Le pilote ne voyant plus de traces des cétacés, nos plongeurs perdent peu à peu l'espoir de la rencontre. Ce n'était sans compter sur la générosité de la nature, qui sans les prévenir leur offrit la magie d'un instant unique dans la mer. Tatal et Mig - et leur équipe - peuvent repartir émerveillés par les baleines à bosse, majestueux animaux puissants et fragiles à la fois, que notre bienveillance peut aujourd'hui amener à sauver.

*

Sinon, pour les annales, on est ensuite allé plonger à la Tour de Boucan : merveilleux paysage sous-marin de concrétions rocheuses et de sable noir, avec une eau calme et une très bonne visibilité. Du bleu, du bleu... du grand bleu.
(Merci à Patrice de "La plongée lé bon" - ça ne s'invente pas - et à Alain et son association pour le bateau).

Pêcheurs du bout du port

Miguel, futur pêcheur

Un beau fouillis d'équipements

A la recherche des baleines à bosse

Arrivée sur le site de la plongée

La plongée :











Le grand bleu porte bien son nom

L’après-midi fut ensuite studieuse. Installés au bord des rocks noirs de Saint-Gilles, de magnifiques rouleaux sans surfeurs rythmant l'érosion, on sirotait boissons fraiches en feignant d'oublier que la métropole se trouve à presque 10 000 km de là. Ou plutôt on ne le savait que trop bien et on décidait de profiter de l'ultime semaine, la dix-neuvième, chacun à sa manière. Donc Miguel partit faire de l'escalade avec Coco et ses amies (j'ai moi-même arrêté ce sport après un tragique accident au Népal en 1967...), pendant que le soleil m'offrait à l'ultime instant, sur une mer incroyablement plate, l'écho éphémère du rayon vert.

Dur dur de faire un blog


Dur dur de sentir bon en voyage

Dur dur de surfer avec des requins

Dur dur d'être face à son destin

Bon, après cette rêverie éveillée, il fallait quand même rentrer chez soi et sans voiture, et la nuit tombait vite sous ces latitudes. Voilà comment j'ai levé le pouce au bord du bitume et étudié la philosophie des routards avec ceux qui s'arrêtaient.

Enfin...

... retour dans ma chambre !


**
Jour 126 : Jour de soleil

Cette journée est définitivement censurée. Miguel étant en train d'écrire le guide du rutard. (C'est juste pour le fin jeu de mot, Miguel reste un homme très bien sous tout rapport, remarquablement civilisé et franchement bon à marier.) Finalement, lessive, piscine à la maison, puis soirée à Saint-Pierre avec de la bière Dodo, bien sûr.
Petite journée me direz-vous, mais journée de réflexion. Je crois que ça sent la fin.

Même installés dans une belle maison 
on vit toujours un peu en routard

Yquem tout fou à cause de notre nouvel ami



Il est bien camouflé...

Bon, vous voulez savoir ce qui est vraiment arrivé, bande de paraphiles (cherchez dans le dico). Alors voici un extrait de la vérité imaginée.

Résumé des 125 épisodes précédents :
Miguel, haut-chevalier du Pays Royal, a été dupé par le perfide nain Tatal afin que celui-ci accumule richesse et pouvoir (et taille humaine si possible). Hélas, la trahison de l'Oracle et l'arrivée de la guerre aux portes du Royaume d'Occident entrainèrent une série de péripéties si haletantes et incroyables qu'on ne les racontera pas ici. En fin de compte, les deux antagonistes furent forcés de quitter leur pays et de s'associer pour partir en quête d'une quête à trouver. Les voici à présent sur une lointaine île légendaire où rode le danger à chaque instant.

Épisode 126 :
"Vous ne pouvez partir ainsi preux Chevalier Miguel !
- Qu'est-ce donc qu'une telle affirmation, Damoiselle Coco ?
- Ne sentez-vous pas les vents de l'océan souffler sur les braises de nos cœurs...
- Je sens mes entrailles brûlantes, en vérité, mais c'est peut-être les victuailles de ce midi.
- Le soleil rougeoie vers le vert à présent, c'est l'heure où le Destin appelle au choix.
- Gente Damoiselle, mon temps en cette île m'est compté. Le Terrible Nain ourdit quelques plans à mon encontre et je sens que je reprendrai la mer d'ici peu.
- Hélas, le temps est une blessure permanente et la dernière mesure est toujours fatale...
- Ce que vous dites Damoiselle, je m'en rends compte ainsi, est la justification même de la folie qui agite le monde. De tout ce qui nous a mené jusqu'ici...
- Je comprends votre dilemne Chevalier : être le héraut de votre quête ou suivre la vie éphémère et ordinaire de l'île ?
- Damoiselle, la folie est une sagesse, peu importe le temps et les obstacles. Peut-être que ma quête, je l'ai trouvée ici sur l'île. En vérité : aucun Homme n'est une île !
- Votre esprit voit clair Chevalier !
- Partons au galop vers le soleil miroitant dans les eaux bleues sombres d'un futur prometteur, où nous profiterons de chaque heure que le Destin nous accorde, car ainsi nous vivons tous !"
NOIR


***
Jour 127 : Jour de sport(s)

Pendant ce temps-là, au cassé de la rivière de l'est, non loin du volcan, Tatal a trouvé quelqu'un pour marcher avec lui. En tout bien tout honneur, bien sûr.
Pendant ce temps-là, Mig et Coco grimpèrent les rochers et profitèrent du grand air pur de l'île. Mais peut-être pas en tout bien tout honneur.
Le rythme du voyage à la Réunion était devenu plus vacancier peut-être, mais les choses n'en étaient pas devenues moins... intenses. Ce ne étaient plus des voyageurs que l'on croisait et avec qui on faisait équipe un moment. On vivait avec des gens de l'île ; on était hébergés par des amis qui y habitent, on partait plonger avec des connaissances de ceux-là et les montagnes se visitaient avec de nouvelles rencontres. Ça ressemblerait presque à une vie sociale. Les choses changent vite.
Pendant ce temps-là, en montagne...

... la forêt murmure du soleil et d'ombres

Pendant ce temps-là, à Vera Cruz,
les filles s'activent

Pendant ce temps-là, en montagne...



... les randonneurs randonnent

Pendant ce temps-là, à Acapulco,
les filles tâtent le terrain

 Pendant ce temps-là, en montagne...

... la forêt primaire est remplie de... végétation



Pendant ce temps-là, à Copacabana,
Coco assure les arrières


Pendant ce temps-là, en montagne...

... les arums fleurissent



Pendant ce temps-là, à El Paso,
Coco s'accroche fermement

Pendant ce temps-là, en montagne...

... le cassé de la rivière est vraiment abrupte

Pendant ce temps-là, à Versailles, 
ce foutu rocher reste infranchissable

Pendant ce temps-là, en montagne...

... il faut rentrer avant la nuit

Pendant ce temps-là, à Los Pueblos, 
Don Diego de la Vega a chaud

Pendant ce temps-là, en montagne...

... on est arrivés après la nuit !


*
Et voici très officiellement le dernier des derniers jeux du blog !
Non seulement le gagnant sera auréolé d'une gloire éternelle pour cela, 
mais en plus le cadeau est si merveilleux qu'il attirera la jalousie de tous et plus encore !
(Un indice : il peut vous habiller pour l'hiver et vous donnera une classe hors du commun...)

Ainsi, la question est très simple et encore à base d'estimation quantitative ;
attendu que les voyages dans certaines parties du monde peuvent 
momentanément dérégler le complexe et fragile appareil
intestinal des voyageurs, même les plus endurcis, 
dites-nous...

Combien de cachets à base de lopéramide (de l'imodium, quoi) 
ont été utilisés par vos héros préférés pendant tout le voyage ?
Question ardue, puissiez-vous estimer juste chers lecteurs...
*


Omnia dicta fortiora si dicta Latina*
*Ce qui est bien vu : "Un propos prend plus de force lorsqu'il est dit en latin."

25 commentaires:

  1. Ouh pinaise! Je dirais 26!

    Jey

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  2. valentin bernard18 août 2012 à 13:12

    je dirais 8 ;)

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  3. Punaise trop de la folie de nager avec les baleines à bosse....vous avez encore trop géré !
    J'ai l'impression que le pauvre Tatal est un peu délaissé sur cette Île quand même....
    Sinon le caméléon reste introuvable pour ma part sur la photo camouflage.
    Et je fait appel à ma chance pour estimer un nombre de cachet d'immodium approchant les 100.
    Bises

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  4. moi pour une fois je joue et je dis 24 !

    voilà! Na!

    Tatal's sister n°1

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  5. Ah ouais... quand il y a de beaux cadeaux en jeu, il y a du monde pour participer tout de suite...
    Et moi je dis 36... Très classe comme jeu, j'adore !

    Cette vidéo de baleine, génial... vraiment merci de partager ça avec nous !
    Bisous

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  6. Oh quelle prose Pierre, en tout cas, ça balance sévère! Mais, il semblerait que tu n'aies pas tout dit ;)
    je me prends au jeu, je dirais... 13 cachetons.
    des bisous à tous les 2,
    Coco

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  7. 45 ah ah ah mais quelle jeux !!!
    Amicie

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  8. La vidéo est magnifique... ça devait vraiment être très impressionnant en vrai !! :o
    Pour le jeu, je table pour 50 cachets ! Pauvres estomacs !
    Biz et merci pour le magnifique magnet des south park en beatles, il trône fièrement sur mon frigo. :)

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  9. Ah !
    Je sens qu'on va avoir toutes les estimations possibles pour ce jeu...
    La bataille fait rage !

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  10. je pense 0 puisque ce sont des aventuriers lol
    sandrine B

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  11. Et ben ce sera 40 pour moi...enfin pour eux !

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  12. Pour la gloire éternelle, j'annonce 57!
    Soph

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  13. En effet, ça avait l'air sympa la Réunion!
    Je vote pour 11.

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  14. Moi je dis 4 !

    PS : elle est où ma dédicace ? :)

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  15. Pour ma part, je dirais 12, pas plus pas moins...

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  16. je rejoue et je dis 23! (et oui la première fois, c'est ma soeur qui jouait avec mon adresse...)

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  17. Ah !
    En effet, que soi remercié ici Nicolas G., qui a permis au blog de se poursuivre dans les meilleures conditions, grâce à un astucieux partage de connexion 3G reliant le texte aux images !
    D'autre part, une certaine Céline tente un tour de passe-passe afin d'obtenir deux fois plus de chances de gagner, mais cela ne passe pas inaperçu ! C'est honteux !
    Chère Coco, sache que les histoires romantiques font grimper l'audimat à toute allure, mais garderai un voile de pudeur sur tout le reste, l'imagination des lecteurs fera le reste. Et je pense avoir tout dit.
    Bon retour à Elo&Max au passage ! J'attends votre récit !
    A tous, la réponse du jeu arrive bientôt, si j'arrive à conclure le prochain post... en tout cas, quel succès ! (On a même deux Sophie !!)
    Bisous bisous !

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  18. mais c'est incroyable! ça m'apprendra à faire la promotion de ce blog dans ma famille!!!
    mon frère voulait justement participer et proposer 27, mais à tous les coups ce vote sera refusé!!

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  19. En effet, une adresse IP, une réponse. C'est la règle. (C'est toujours honteux !)

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