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Jour 128 : Jour de piscine
Jour 128 : Jour de piscine
Ça faisait longtemps ; ce matin-là ce fut plongée !
C'était samedi, on était donc pas mal sur le bateau : en plus des guides Alain et Patrice, nos amis Céline et Fred, plus trois autres plongeurs dont les noms m'échappent. Tout de suite la bateau rétrécit, donc bonne ambiance. On chercha très vite si une ou deux baleines traînaient pas dans le coin, mais pas cette fois, au grand dam de tout ceux qui n'étaient là précédemment.
Cependant, la plongée à la passe de l'Ermitage allait se révéla de toute beauté avec encore une visibilité dans le bleu incroyable, en tout cas pour la saison. Tout le monde nous a dit qu'on avait une chance pas croyable dans nos plongées... question d'habitude et de flegme je suppose.
Cette fois-ci ce fut donc tortues et raies aigles, plus quelques beaux gros poissons. De quoi nous éparpiller, surtout Miguel et moi, ce qui n'est pas prudent en plongée. (Voilà pour la note sécuritaire.) La plongée fut encore bien longue car pas très profonde. (Je n'explique pas ce détail technique somme toute évident.) Et comme tout le monde utilisait des bouteilles de trois contenances différentes (de 10 à 15 litres !), la moitié des plongeurs finirent sur la réserve de leur voisin (sans respecter les binômes, bravo...), personne ne voulant remonter.
Ah, l'océan... ce monde unique où l'on vole au milieu du bruit des bulles, où la vie explose en silence. Allez, vidéos !
Tortues
En bateau :
Pour se remettre de cette dure matinée - vous avez remarqué qu'on a un
quotidien très difficile dans ce pays - l'après-midi fut consacré à de
grands préparatifs pour certains, ou à la sieste pour d'autres. Et tout a
fini dans une grande fête des amis, comme une sorte de pré-crémaillère
pour la nouvelle maison. Champagne !
La maîtresse de maison vous acceuille
de son plus grand sourire
Et tout le monde est heureux !
Foule hivernale au bord de la piscine
parsemée de bougies
Âpre discussion sur les phénomènes anentropiques dans
l'Histoire en corrélation avec la formule mitochondriale
de l'homo sapiens... ou alors ça parle de baleines...
En tout cas, ça m'a épuisé, à la grande joie de Coco
Record de tête improbable battu
Débat ardu sur la genèse de réflexes psychotiques
dans les fonctions quotidiennes du rapport social...
ou pas...
"Mais regardez les têtes qu'ils font ?!"
Eh oui, il fait moins de 25°C la nuit dans les hauts,
mais il est si craquant dans son cocon !
Et la soirée s'achève...
[Le conseil du jour :
Si par mégarde il vous arrivait de faire tomber votre iphone (ou autre précieux appareil électronique sur lequel la moitié de votre vie est rangée et classifiée - oui, ce sont deux synonymes, c'est pour renforcer l'impact) dans la piscine, sachez que le plonger éteint dans un grand bocal de riz, pendant deux ou trois jours, peut vous permettre de sauver votre précieux communicateur. Pour vous, le maître de maison l'a fait, et ça a marché ! L'humidité était partie et il s'est rallumé, à la plus grande joie de tous !]
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Jour 129 : Jour de cirques I
Jour 129 : Jour de cirques I
Journée qui commença par un beau bordel et qui finit par... un beau bordel. Il y a des jours comme ça, on s'organise et tout part à vau-l'eau. Cependant, cela ne veut pas dire que les événements en furent moins palpitants.
Après une soirée brillante et opulente, nos héros se levèrent tôt pour aller chercher la quatrième marcheuse à Saint-Pierre, puis se diriger de l'autre côté de l'île par la route centrale afin de rejoindre le cirque de Salazie qui permet d'accéder au col des Bœufs, un des passages vers le cirque de Mafate. Rappelons à bon escient, si cela n'a pas déjà été dit, qu'aucune route ne va jusqu’à Mafate, ce qui en fait un cirque sauvage très prisé des randonneurs. La route de montagne fut tortueuse mais de toute beauté, à ne pas manquer, et nous rejoignirent la côte est pour ensuite remonter l'étroit corridor cerné de remparts à cascades qui marque l'entrée du cirque. Encore un décor nouveau de La Réunion, plus frais qu'à l'ouest. En début d'après-midi, la voiture déboucha enfin au dernier virage qui marquait l'arrivée près du col et le début des sentiers. Beaucoup de marcheurs se trouvaient là, revenants ou partants pour Mafate et sa forêt de nuages.
Le temps était frais, mais il n'avait pas suffi à rendre ses couleurs à la quatrième marcheuse qui se sentait mal en point à ce moment-là. L'heure tournait et après de longues négociations pour savoir s'il fallait la renvoyer ou continuer, Miguel et Coco partir en avant avec l'espoir que j'arriverai à mener la dernière à bon port au gîte de La Plaine aux Sables. Bon gré mal gré, la descente se fit alors que les nuages et la nuit montait (elle tombe vite ici) et alors que les deux premiers zouaves arrivaient à temps au gîte, le deuxième groupe, dont la malade allait à présent beaucoup mieux, se faisait surprendre par la nuit à l'ilet de La Nouvelle. Continuer dans la fraîcheur et l'obscurité devint une option à laquelle ils préférèrent la recherche d'un toit dans le petit village. Bien au chaud, Mig et Coco furent vaguement inquiets, sachant que Tatal pouvait gérer la montagne... mais peut-être pas une folle (oui, ça balance, en tout bien tout honneur).
Peut-être que de temps en temps la chance nous sourit quand on commence à douter, ou que l'on provoque soi-même ces hasards qui nous aident, toujours est-il qu'après quelques tentatives infructueuses auprès des gîtes, et alors que les ombres s'étalaient depuis les noires forêts jusqu'entre les cases du camp, les deux derniers marcheurs du cirque tombèrent sur deux personnes qui buvaient du rhum arrangé sur les marches d'une petite épicerie, ou ce qui en fait office. Les futurs sauveurs se nommaient Colette et Max, un heureux couple qui connaissaient l'île comme leur poche, et pour cause, cela faisait trente ans qu'ils étaient là, et même plus pour Max natif de Saint-Denis. Le premier contact est important, surtout lorsque les choses se déroulent vite, et c'est dans la conversation, alors qu'ils ne savaient pas trop où ils pourraient aller à cette heure, que Colette, le verre à la main, invita les deux à venir chez eux... qui n'était pas chez eux. Max, en bon Créole, montra par quelques subtils changements sur son calme visage qu'il y consentait et voilà que la troupe se mit en route vers le prochain bar/épicerie pour prévoir le dîner. Après un petit rhum pour chacun, le couple amena donc Tatal et la marcheuse à leur refuge qui était celui d'une amie qui leur prêtait à l'occasion. Celle-ci se nommait Chantal Bègue, un nom que beaucoup connaissent là-bas, car c'est une fameuse raideuse (coureuse de trail, si vous voulez, comme par exemple la Diagonale des Fous dans l'île qui consiste à... traverser l'île en courant par les montagnes : 160 km, + 9600 m de dénivelé). Preuve que tout cela était vrai, il y avait dans le sobre salon toute une panoplie de coupes, dont celles du Grand Raid de l'île.
Ainsi Miguel et Coco dans un refuge et les autres chez l'habitant passèrent leurs soirées, séparés au cœur sauvage de La Réunion, mais toujours connectés par l'envie de découverte que chacun vivait. Max racontait à un auditoire absorbé la vie dans les bidonvilles de son enfance, à Saint-Denis même, tandis que Mig et Coco palabraient avec d'autres marcheurs des chemins, des cirques et de leurs beautés...
Eglise de Salazie
Le voile de la mariée
Pas énormément d'eau à cette époque
Coco part en expédition, le pantalon troué,
les chaussettes usées et les godasses
malpropres... mais le cœur brillant !
Le chemin côté Mafate
Tamarins et mousse
Mousse et nuages
Nuages et silhouettes
Silhouette et plume
Poils et Miguel (?!)
Arrivée au gîte d'un côté...
... et l'ilet et son bar, de l'autre
On est pas chez n'importe qui...
***
Jour 130 : Jour de cirques II
Jour 130 : Jour de cirques II
Les évènements s'enchainaient rapidement pour ce deuxième jour de cirque. Mig et Coco décollaient tôt pour aller aux Trois Roches, tandis que Tatal allait visiter La Plaine aux Sables laissant la quatrième visiter La Nouvelle. Avant cela, Colette et Max parlèrent des nouvelles au petit-déjeuner, en l’occurrence une autre attaque de requin. Puis les marcheurs durent se séparer de leurs gentils hôtes, chez qui ils avaient été si bien accueillis. Mig et Coco firent leur grand tour qui les emmena de rivières en cascades et de plateau en canyons. Pour faire court, lorsque les nuages débordèrent dans le cirque à l'heure habituelle, chaque groupe remontait vers le col des Bœufs par le même chemin que précédemment, profitant au passage des points de vue cette fois. Enfin voilà, tout ce beau petit monde se retrouva à la voiture et fut prêt à repartir, la route était encore longue, mais les sentiers en valaient la peine ! Physique et morale. (Finalement, on peut emmener des filles en montagne... mais pas trop souvent.)
Voilà un beau réveil
Et la belle case de Chantal
Mig déjà en chasse
Au revoir Colette et Max, tandis qu'à la même heure Coco file sur les sentiers
La vie dans un ilet c'est un rythme particulier
qui s'accorde à celui des hélicoptères
Aux trois Roches, enfin Coco et une Roche
Et leur gouffre
L'église de la Nouvelle
Les paysages grandioses défilent
Un local victime de la mode
On pourrait y randonner des jours et des jours
Le chaos des nuages surgit des profondeur
Fleurs...
Forêt...
Que de belles plantes !
En haut les crêtes
En bas la forêt
Revenus au col, il fait gris :
où sont nos amis ?!
Et finalement, tout le monde est content !
Sur la route, tout le monde profita encore des magnifiques paysages du centre de l'île, du coucher de soleil dans les cannes à sucre et du retour sur Saint-Pierre. Comme si cela avait été la conclusion naturelle de ces deux jours, arrivés au bord de la mer on se précipita directement dedans. C'est ça la vie ici, mer et montagne dans la même journée... ce qui est la définition d'une île volcanique, ceci dit. Le soir, je laissais Miguel à Saint-Pierre et retournait chez nos amis, toujours prêts à nous accueillir.
Ah c'est malin ça !
Les fameux champs de canne à sucre, enfin !
Il y a toujours de belles lumières dans les îles volcaniques
Plage du soir :
Fabricando fit faber*
*Comme pour le voyage : "La pratique fait l'ouvrier."
*Comme pour le voyage : "La pratique fait l'ouvrier."
je dis 14!!
RépondreSupprimerOuaou.........magnifique !
RépondreSupprimerTes récits sont toujours aussi agréables à lire Tatal ! ;)
Cependant le texte en blanc sur fond noir...pas terrible pour les yeux...demande à Bill !
Et la réponse au jeu concours alors ???
Je pense que c'est du gris clair sur du gris foncé (mais c'est comme ça depuis le début)... mais qui est Bill ??
RépondreSupprimerLe jeu, ça vient pour la prochaine fois, même si certain essaye encore de tricher. Je crois que les jeux sont faits, et qu'il y a un ou une gagnant(e). Hé !
Ouais mais je crois que c'est la première fois que vous publiez un pavé capable de remplir tout mon écran ! Après le problème c'est que je vois des lignes blanches sur les photos :s.
SupprimerBises
Et elle pique cette raie ? Il parait qu'il y a plus de morts chaque année dus à des piqûres de raies qu'à des attaques de requins...
RépondreSupprimerD'ailleurs j'en profiterai pour rajouter que le terme Raie aigle est le nom vernaculaire donné en français à plusieurs raies de la famille des Myliobatidae. Alors c'est quelle raie ? ^^
Nan je déconne c'est Wikipédia qui sait tout cela, pas moi !
Ah ouais, les vidéos du monde sous-marin ça claque ! Les tortues me rendent zen... j'aime beaucoup... :) Toujours autant de surprises avec vous !
RépondreSupprimerEuh Patal, tu comptes démarrer une carrière d'haltérophile/montreur de gros muscles ?
Voilà, sinon juste histoire de participer aux citations latines, je dis "caput mortuum"...ça me résume bien et ça résume bien la débilité de mon message !
Biz
Très joli post comme d'habitude (oui je suis à la bourre ce coup-ci), les photos font toujours rêver, les récits aussi. Tatal avec ta photo de la fin mise sur meetic, je pense que ta messagerie exploserai. ;)
RépondreSupprimerEt les vidéos... ça vend du rêve ! XD
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