lundi 28 mai 2012

Jour 50, 51 & 52 : In the middle of OZ

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J50 : Stop, revive, survive

C'est le cinquantième jour cher blog !!! (Vendredi 18 mai.)
Pour l'occasion, on fête ça en s'achetant des couvertures polaires au K-Mart ! Youpi ! Oui, ça suffit de dormir à l'arrache, un peu de tenue quand même.
C'est aussi l'occasion de visiter, un peu par défaut, Alice Springs. C'est le genre de ville surgit au milieu du rien par nécessité. Carrée, horizontale et entourée de poussière. Rien n'a l'air vraiment vieux et rien n'a l'air neuf non plus.
Et on y trouve pas mal d'Aborigènes. De plus en plus depuis qu'on s'enfonce dans le centre. Ils surgissent d'un peu n'importe où, d'une ruelle ou des hautes herbes, et s'installent dans les parcs verts, seuls ou en groupe. Ils errent toute la journée, ont des vêtements usés et ils attendent on ne sait pas trop quoi.
Les Blancs ont l'air de s'en méfier, les Abos ont l'air un peu farouches. En tout cas, l'intégration à la vie occidentale est loin d'être un succès dans le coin. Ils ne savent plus vivre dans le désert et ils ne connaissent pas la vie en ville, c'est assez malheureux à voir. Si j'ose dire.

Au bout du chemin... Uluru

Mais la route continue... et le temps du voyage prend une autre mesure. Enfin, disons qu'il y a encore 450 km de route jusqu'à Uluru et ça c'est plutôt usant. Les derniers kilomètres sont les plus longs, le litre d'unleaded est à presque deux euros... Heureusement, nous voilà bientôt enfin récompensé... Fiooooouuuuu !

 Enfin, on peut mitrailler.


Comparaison d'échelle

L'outback

La route

Le rocher

Et comme d'hab...

... camping sous les étoiles.

**
J51 : Red Centre

On s'est incrusté hier soir dans le camping à la limite du parc national, sachant que faudrait pas se faire repérer. Du coup, on se réveille à sept heures, Charlène qui dort devant prend le volant, avance jusqu'au bout de l'allée et tombe sur la sécurité du resort... qui la laisse gentiment passer d'un signe de tête. Ouf.
On file ensuite prendre notre petit déjeuner au pied du mont Uluru, rien que ça, et l'on s'aperçoit qu'un chemin monte sur le gros rocher rouge depuis le parking. Bon, étonnant pour un site sacré*... Les gens y vont, c'est le matin il fait encore frais... 350 m plus haut, ça grimpait raide mais la vue et le décor sont uniques !

* Il est étrange de constater que, sur la brochure fournie à l'entrée du parc (et qu'on ne lit que plusieurs jours après), le discours des Anangus (les vrais propriétaires du site) proclame qu'il ne faut pas monter sur le rocher. Que c'est un site important pour eux et qu'on ne peut comprendre l'ensemble qu'en s'abstenant d'aller en haut. Pourtant, ils louent l'exploitation aux Parcs australiens qui ont posés une chaîne sur le chemin, facilitant la montée assez raide. Du coup, on a le droit de le faire, mais ce n'est pas permis moralement. On jugera de ce paradoxe, qui résume bien le complexe historique du pays. Et de biens d'autres.

Sunrise on Uluru

Pigeons punks  d'Uluru

"Tiens, un chemin qui monte..."

"Allez, on y va !!"

Deux mètres plus loin : "Je suis moooooooort !"

Etape 1 : la chaîne


Etape 2 : le rampage

Les Japonais sont dans la place.

Etape 3 : le monde rétrécit !



Etape 4 : marcher sur Mars...

Etape 5 : ... et en plus il y a un chemin.

Etape 6 :  la crête ultime

Etape 7 : se reposer dans un cratère

Etape 8 : enregistrer son testament

Mont Olgas, au loin...

... mais la gravité s'inverse.

"Laissez-moi les amis..."

"Il a pas l'air d'aller bien...
- Faut faire quelque chose..."

"Cours, cours, cours !!!"

"Ok, tchao mec, on se casse d'ici !
- Et je t'ai volé tes chaussures, gros naze !"

"Les salauds, je suis seul avec mes pieds nus maintenant..."

"Mais comme il risque d'y avoir une pluie de météorites, je m'abrite..."

"On rigole, on est revenus, regarde !
- Le chemin faisait le tour de Mars, en fait !
- Je boude quand même !"

 Défilé de haute couture, style "rétro-exploration". 

Des ombres qui ont la classe...


J'attends Totoro (cf. Mon Voisin Totoro).
"Je connais le chemin !"

Descente vertigineuse

"Ah mais, c'est un petit caillou en fait..."

Après cet interlude rougeâtre, on va voir les monts Olgas (dit Kata Tjuta en Anangue), tout aussi rouges et arrondis. L'occasion aussi de voir enfin les dromadaires australiens, par exemple. Et comme il faut qu'on retourne sur Darwin un jour, on se dit qu'il est temps de retourner tranquillement vers le nord... et la nuit venue de slalomer entre les kangourous (qui surgissent vraiment de nulle part)...



 Le prochain kangourou est à 5 km





Les dromadaires d'Australie, eh oui :


Et les déserts blancs...

Enfin, y'en a qui s'en foute !


***
J52 : Belt up

On est vivants ! On a encore planté le van sur une aire de camping près de la route. Et ce matin on s'arrête de nouveau à Alice Springs (où le vent n'est pas chaud, on a beau être en automne, ça surprend), pour trouver un peu d'internet, se nourrir et trouver un plan : rouler vers le nord. Finalement la petite Charlène reste avec nous pour remonter à Darwin, mais il faut pas trainer. Du coup on va voir les "west ranges" à l'ouest de la ville. Le reste n'est affaire que de bitume.

"Vous voyez ! On est pas perdus !"

Ils sont très pieux ici. Mais ils aiment aussi les clous, je crois.
(Oh, c'est limite celle-là...)

25 000 €
(Oui, les prix flambent.)


Ah !




Ils en ont aussi.

Euh... y'avait du vent.

Solitude du soir à l'arrière d'un van...

Au coucher du soleil, on s'arrête à Ti Tree, en somme une station essence et un camping. Et un bar, enfin ! Un vrai de bord de route désertique, avec ses chiens qui hurlent dans le soleil rouge, ses abos qui vous jètent des regards noirs et son barman édenté à l'accent du bush... C'est ambiance "on aime pas les étrangers ici". Enfin, dans ma tête. Bref, je me dis qu'enfin je vais l'avoir ma bière australienne, et je l'ai bien méritée, sauf que le temps de faire toutes les menues tracasseries du quotidien en camping - se laver, manger, ranger - voilà que mon bar est fermé... Adieu bière cruelle... (Mes deux compères ne buvant pas, vous comprendrez ma solitude d'alcoolique...) Et, y'a même pas de photos à montrer !
Oh, allons passer une autre nuit gelée dans le désert...

4 commentaires:

  1. Les photos sont encore et toujours très belles !
    Comme il y a un moment que je n'ai point voté, aujourd'hui j'y remédie en choisissant la photo "...camping sous les étoiles." (Celle à 25000€ est pas mal aussi mais j'ai pas une telle somme ! :p)
    A ce rythme là, vous allez nous revenir complétement épuisé de ce périple, physiquement et moralement....certaine photos parlent d'elles mêmes....sinon c'est quand même jolie du sable....
    Allé bises ;)

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  2. Quand on voit les pancartes, on réalise à quel point vous êtes vraiment à l'autre bout du monde... ça vend du rêve tout ça !
    J'aime beaucoup la gravité qui s'inverse, (j'admire l'équilibre de Charlène!)... et une mention à Tatal en Satsuki (ou Mei) qui attend le chat-bus ! C'était un sans faute avec le parapluie japonais. ;)

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  3. On pourrait dire "Euh ... j'avais les cheveux gras" à la place du vent .. !!
    Superbes photos. Typique de notre vision occidentale, c'est tel qu'on imagine le pays.
    Allez, faîtes un effort, les abos ne vont pas vous manger, ils ont certainement quelque chose à partager ?

    Bonne route vers le nord.
    Elo&Max.

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  4. On aimerait bien que ce soit plus simple, mais la fracture entre les "natifs" et les "récents" arrivés est bien profonde. Pas facile de s'approcher, surtout quand on est touriste - ce que l'on reste. Sinon, il y a les guides dans les parcs, eux sont bien intégrés... L'alcool et l'ennui font bien des torts. Ah !

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