vendredi 6 juillet 2012

Jour 86, 87 & 88 : La réincarnation du voyageur

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J86 : L'arrivée au Myanmar (Birmanie)

Pour alourdir notre bilan carbone voilà qu'on reprend l'avion, on doit être à une douzaine maintenant, pour un pays où tout le monde ne va pas, mais qui est loin d'être inaccessible. On sait que la junte contrôle le pays, mais c'est pas une raison pour ne pas aller voir comment ça se passe ! Et puis, Aung San Suu Kyi est libre maintenant.
Pour faire rapide : taxi (qui recule sur l'autoroute pour prendre une sortie qu'il a loupé), enregistrement, avion (pas long), arrivée et douane. Ça y est !
Alors, ça commence, on a que des dollars américains neufs et non pliés (sinon ils ne les acceptent pas !) et pour payer le taxi on procède à une change de monnaie assez fou avec le chauffeur ; 100 dollars pour 85 000 kyats environ. Avec presque que des billets de 1000 et quelques 5000. Ça fait une grosse liasse. Le trajet jusqu'à l'hôtel au coucher du soleil nous montre déjà un aperçu qui donne l'eau à la bouche, mais en fait c'est parce qu'il fait très lourd et que le taxi n'est pas du genre à avoir la clim'.
Arrivés dans le centre ville, on s'allie avec une famille de Français qui repartent bientôt de leur périple Birman de deux semaines et quelques. Ça tombe bien, on va manger tous ensemble.


Une belle flopée de billets (genre 80 €)

"We are familyyyyyyy..."


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J87 : La plongée dans Yangon (Rangoon)



La récolte de riz du matin !

Tout le monde le dit ici, depuis quelques semaines ça change ! Et vite.
Il faut se presser avant que tout flambe - je parle des prix. De même, les petites voitures chinoises font leur apparition en ville et bientôt ce sont les investissements étrangers qui arriveront en plus grande masse. Les transformateurs encore sous plastique sont installés dans les rues, et Aung San fille est sur les t-shirts...
Autre chose. Les gens sont très souriants ici, et en Asie c'est pas peu dire. C'est vrai qu'a priori ils ne voient pas beaucoup de touristes. Par exemple, en une heure de temps, il nous arrive pas mal de choses, comment dire... significatives. Mig qui cherche un carnet de dessin s'en fait offrir un dans une papeterie, et c'est celui de la gérante qui n'en vend pas sinon. Sur un malentendu, on se retrouve à échanger de l'argent n'importe où (il faut échanger une partie de nos dollars en kyats - prononcez "chiats") et ils essayent de nous arnaquer 100 dollars, mais on ne se laisse pas faire et on s'en va. Puis, pour faire réparer mon sac à dos, je m'arrête à un couturier de rue qui décide de me le faire gratuitement. Voilà, il faut toujours garder un esprit critique sur notre condition de touristes, mais n'oublions pas que la très grande majorité des personnes que nous rencontrons sont terriblement gentilles.

Attention, commentaires très pertinents à suivre :

La guest house

Le trafic

La maison


La mairie

Le marché

L'autre marché

 C'est gentil ça, M'sieur !

Allez, trêve d'analyse politico-socio-économique, allons voir LE truc de Rangoon : la pagode Shwedagon (à prononcer comme ça s'entend). On nous l'a promis, on l'a eu. C'est "impressionnant de dorures", comme dirait une copine blonde qui nous a conseillé le voyage (elle se reconnaitra). Et c'est très grand, très fournis en pagodons, temples et autres bâtiments du même genre.

"Tiens, de l'or..."

"Tiens, de l'or et des corbeaux..."

"Tiens, de l'or et du marbre..."


"Tiens de l'or et des Birmans..."

"Tiens de l'or et des lumières kitch..."

"Oh, tu la voie celle-là ?!"

Jeune fille méditante
(Remarquez, on ne tend pas les pieds vers Boubou - le petit nom de Bouddha.)



C'est troublant cette ressemblance...


Et en prime une vidéo !



***
J88 : La recherche à Yangon (Rangoon)

Alors, les news du jour...

C'est bigarré...

Encore un pays...

... avec des gosses partout !

"Foncez chauffeur !"

Journée un peu spéciale en prévision, car il faut établir et concrétiser un plan pour la dizaine à venir. Le plan on l'a à peu près, mais, maintenant, on sait qu'il risque fort de changer en fonction des aléas de la réalité. Car on va voyager en routard, on est limité en argent. Ce ne fut pas une journée touristique, mais on a rencontré beaucoup de monde.



Premièrement, pour ce jour des deux tiers du voyage, on à la bonne surprise de trouver quelques restes de voyage de la Famille française que nous remercions bien bas ici, pour les bougies à la citronnelle, les échantillons de gel douche, le papier toilette de toutes les couleurs et surtout le pâté hénaff.
Ensuite, on a commencé par se rendre à l'agence Gulliver (agence francophone et pour cause) qui nous a permis de vérifier que nous étions assez pauvres, en effet. Mais on a récupéré pas mal d'infos avec la Stagiaire de chez nous avec qui on a débattu de l'avenir touristique du pays : le Myanmar, future destination de luxe ou simplement authentique ? En tout cas, la prévision est a une flambée des prix pour les trois ans à venir...
On est reparti tout guillerets, enfin, plutôt préoccupés, et on s'est rendus à la gare pour réserver le train de nuit. Il s'avéra qu'on ne pouvait payer qu'en dollars et, lorsque l'on voulut échanger en petites coupures notre billet de cent au gros hôtel du coin, l'hôtesse nous conseilla vivement de réserver le bus, beaucoup plus économique. Ce que l'on fit (d'ailleurs j'écris dedans maintenant, dés olé po ur les tro us da ns la routjqshfquicqfoacuartaz). Après avoir constaté que les vingt petites agences alignées faisaient toutes les mêmes tarifs, on en choisit une sur des critères totalement indéfinissables, mais néanmoins réalistes.

Miguel perplexe devant les horaires de bus

Miguel perplexe avec le mec de la sécurité

Miguel perplexe devant sa table de bar

Il fut alors grand temps de manger un bout, et ce fut à l'instant de partir que l'on rencontra le Professeur et sa Guide francophile. Le Professeur est de retour pour la septième fois au pays et profite de sa retraite de directeur marketing pour voyager neuf mois un peu partout (dans le monde, s'entend)... imaginez le bonhomme. Quant à la guide, qui parlait en permanence et avait un compteur à la main pour le nombre de fois où elle priait Bouddha (plus de trois mille depuis le matin même !!), elle nous offrit un thé et... une baguette ! (Et dire qu'on a du pâté.) Par contre, on doit lui donner des échantillons de parfum si on la revoit !
Notre exploration urbaine se poursuivit par la longue recherche du comptoir d'Air Asia, qui en fait était tout proche, où l'on réserva les billets du retour. Et c'est aussi là que l'on croisa un tout jeune Avocat thaïlandais (qui parle français comme vous et moi grâce à ses études) qui nous a expliqué comment il préparait le terrain pour l'arrivée des grosses entreprises, asiatiques comme européennes, dans ce pays qui possède "un énorme potentiel". Ce qui est vrai. Même si l'avenir dicté par la junte reste un peu obscur, les paris sont lancés entre ceux qui ont les dents longues et ceux qui admirent le pays birman.

"Euh, qui a laissé un bébé sur le trottoir ?!"

"Baaataaaillleee de boue !!"

Pour finir, le reste de la journée fut une longue déambulation dans la ville, là où vous lance des "rhélo !" (leur prononciation de "hello") à tout va, on vous sourit et on vous aborde pour savoir qui nous sommes. "Your country ?" C'est ainsi qu'un Étudiant birman nous fit la conversation, bon gré mal gré, et nous appris qu'il devrait sûrement aller travailler au Qatar et qu'il le regrettait.

Miguel aime les containers

Miguel s'est déguisé en Birman

Miguel et Roger apprennent un nouveau jeu

Pour sûr, il fut alors l'heure d'attraper notre bus. On nous y conduisit en pick-up, celui-ci chargé comme une mule de bagages et de voyageurs. Par contre, le bus était trois étoiles et rapide (seulement huit heures pour le centre du pays). Et c'est juste avant d'embarquer que nous fîmes la dernière rencontre de cette journée d'errance joyeuse, celle du Docteur. En fait, il est encore étudiant mais fait la navette entre Mandalay et Yangon pour voir sa copine. Le Doc est aussi très instruit, il a lu pas mal de nos classiques et connait la géographie de chez nous mieux que l'on connait celle de son pays. Sa famille est prospère et comme beaucoup de gens il ne sait pas où son pays va, mais ça ne l'empêche pas d'avoir le sourire et d'être très accueillant avec les premiers touristes qui passent, c'est-à-dire nous.
Et le bus roule vers le nord.

Miguel dîne avec le Doc

Tatal attend, toute la journée

Parfois, il suffit juste d'avancer et de regarder, tout est là : comme si chacun jouait un rôle dans une pièce qui n'en finira jamais de s'écrire, alors que nous chevauchons les routes vers le mordoré coucher de soleil en attente des rêves qu'apportera le bref entracte de la nuit.

(Rideau !)


*
Et si tu devines, Cher lecteur,
combien d'éléphants blancs nous avons
vu jusque là, tu remporteras un magnifique présent,
digne de ta splendeur et de ton intelligence !!!
*

10 commentaires:

  1. Ahhhh enfin un post ! Merci pour ce post :)

    Bon allez, pour le jeu je dirais 2 éléphants blancs !

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  2. Ca a l'air beau, la Birmanie, et vous avez de la chance de la visiter en ce moment. Vous devez apprendre plus de choses que nous dans les médias...
    Sinon, à discuter comme ça avec tout le monde, votre anglais doit s'améliorer à vitesse grand V, non ? ;)

    Grooooooooooos bisouuuuuuuuuus !

    Lélie

    PS : pour le jeu, je dirais aucun ! ;)

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  3. j'adore vos commentaires mdr surtout miguel et sa table de bar !!
    pour le jeu, je dis 7

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  4. Ah enfin un post !
    ça fait plaisir de voir que vous etes arrivés en Birmanie...
    pour le jeu je dirai un seul, car comme le veut la superstition birmane, cela augure un changement politique, non?

    Elo (de Elo&Max)

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  5. Contente de vous relire ! on se demandait où vous étiez ?! lol
    Tatal, la cloture de ce billet est.... birmane ! tu t'es impregné ?! ;-)
    MDR pour le Miguel déguisé en Birman ! trop fort !
    Les Birmans ont l'air adorables de gentillesse et de générosité avec vous... le retour au pays va vous faire un choc si vous vous habituez !

    je me permets de participer pour le jeu concours et par avance, si boudha est avec moi, c'est Sab qui triomphera ! ma réponse : 1 seul (et en peinture)

    bonne route vers le centre et soyez prudents

    Solenne

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  6. As all the best answers have already been say, I choose 3 elephants !

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  7. moi je dis aucun !!! Est ce qu'il y a vraiment des éléphants blancs dans le coin d'ailleurs?

    sarah

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  8. 4 éléphants blancs en statue !
    Et je me suis reconnue !
    Ahhhh la Birmanie...
    Amicie

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  9. salut les Françaouis!!! la "petite famille" francaise de Vannes vous salue bien; nous espérons que vous faites bon usage du papier toilette" multicolor" et que le paté Hénaff vous a rappelé le pays... merci pour la photo sur le blog; nous suivons votre périple avec intéret: profitez bien!! ps: deux éléphants blancs et roses au zoo de Yangoon. A plus...

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  10. Enfin des news, c'est qu'on commençait à s'inquiéter !! Bon bon, en tous cas ça envoie du pâté (hénaff et autres gigantesque batiment). J'avoue avoir un faible pour la photo du sourire taquin de miguel au teint mordoré assorti à tout ce qui traine (a priori) avec le gars de la sécurité. Pour le jeu je tente le tout, je dirai que vous en avez vu 13.
    Sinon tatal j'ai une photo qu'il faut que je t'envoie par mail, en dédicace privée, héhé.
    Bizous !

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